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Le voleur de livres : un roman graphique pertinent et singulier

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Par Julie Cadilhac – bscnews.fr / Daniel Brodin est un jeune étudiant en droit, voleur de livres et poète à ses heures perdues. Un jour, pour impressionner Nicole qu’il a rencontrée à l’université, il déclame « La Chienne du berger», un poème italien, devant une assemblée d’écrivains célèbres qui ont pris leurs quartiers au premier étage du café Serbier.

C’est un succès…mais aussi une imposture car tous sont persuadés que les vers sont de lui. Tous? un semble connaître l’origine du poème et Daniel a peur soudain de devenir la risée de tout Paris si la supercherie s’ébruite…
Il règne dans ce roman graphique un esprit libertaire et intellectuel délicieux. Au cœur des années 50, on côtoie des êtres marginaux,des avant-gardistes extrêmes aux actions provocatrices mais aussi des membres de cercles littéraires élégants et pompeux, épris de lettres et de gloire…On sort charmé de cet album où le pouls de la jeunesse palpite avec une intensité grisante. Le scénario, les personnages, le graphisme…tout est à saluer pour sa pertinence et sa singularité.

« Bientôt la technologie rendra obsolète le travail humain. Il y aura alors un grand changement. Des millions de jeunes descendront dans la rue, faire la révolution, ils créeront une société nouvelle où le travail ne sera plus qu’un mauvais souvenir

Titre: Le voleur de livres
Auteurs: Alessandro Tota & Pierre Van Hove
Éditions : Futuropolis
Prix: 24€

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