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De l’art d’accumuler des livres

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Par Nicolas Vidal – bscnews.fr / Qu’elle ne fut pas ma surprise lorsque je suis tombé il y a quelques jours sur cet article chez nos confrères du Monde.fr ( dont je vous recommande vivement la lecture ici ). Le titre m’a forcément attiré : la culture à l’heure de l’abonnement numérique.

Le sujet est fort intéressant tout autant qu’il en est éclairant sur les indices d’évolutions d’une société dans le domaine très large que couvre la culture. On y lit que « les industries culturelles sont parvenues à réinventer leur modèle économique, passé d’une logique de stocks à une logique de flux». Plus loin, le journaliste poursuit que « la navigation parmi un océan de données se substitue à l’accumulation de biens matériels. C’est une révolution » le mot est lâché : Révolution, rien que ça !
Alors, je ne sais plus quoi penser me concernant, ne sachant si c’est un dénigrement délibéré ou technologique envers des gens de mon espèce qui prennent un plaisir fou à empiler de nouveaux livres sur leur bureau, la tranche bien visible afin de ne jamais perdre de vue les lectures à venir ou celles qui ont été déjà faites. Je suis de ceux qui stockent les livres dans mon salon, à la vue de tous, patiemment rangés par collection, par couleur ou par auteur. Puis quelques piles plus loin totalement anarchiques, instables sur le rebord d’une table sans véritablement classement ni hiérarchie. Juste pour le plaisir d’être exhibées. Juste des idées de lecture à venir que j’ai exhumées de la bibliothèque suite à des discussions, des articles ou de résurgences brutales. Car je vous avoue bien humblement que j’aime être débordé par les livres et j’affectionne l’idée que mille histoires puissent envahir mon espace personnel, car elles sont autant d’horizons et de nouvelles aventures à découvrir. Je refuse de nager dans un océan de données littéraires enfermées et ligotées dans une tablette. Devoir me séparer de mon trésor, garant suprême de mon plaisir et de la stabilité de mon écosystème – même si je dois devenir un has been culturel patenté – ne m’effraie pas. Au contraire.
Pour les premières effluves du printemps, je vous recommande par contre de vous immerger dans l’océan de richesses culturelles que nous avons pêchées pour vous durant ces dernières semaines, à déguster au soleil en feuilletant le BSC NEWS.

Lire le BSC NEWS MAGAZINE de mai en cliquant ici

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