fbpx

Raconte-moi Léonard de Vinci…

par

Par Julie Cadilhac – bscnews.fr/ Qui était Léonard de Vinci? Si La Joconde viendra fleurir les lèvres de tous les interrogés, si d’autres ajouteront La Cène à leur réponse, voire même seront fiers de préciser qu’il n’était pas qu’un peintre talentueux mais aussi un scientifique et un humaniste, peu savent qu’il était aussi ingénieur, sculpteur, architecte, urbaniste, musicien, philosophe, botaniste, scientifique et même écrivain.

Rival de Michel-Ange, né vingt-trois ans après lui, cet artiste du XV ème siècle incarne à lui seul l’archétype de l’homme de la Renaissance et c’est à ce  » monument-là » que le génial Benjamin Lacombe a eu l’audace de s’affronter….pour le plus grand plaisir de tous ceux qui aiment qu’on leur raconte de belles histoires vraies. De celles où l’universel embrasse le singulier, où le Beau flirte avec la nécessité, où l’Amour est contraint par les interdits et les procès de l’Inquisition.
Léonard aimait un petit voyou des rues dont il pardonnait les caprices et les exubérances de diva. Salaï, son petit diable, était son amant, son assistant, sa Muse et sa respiration. Le tome I , Il Salaino, du diptyque de Benjamin Lacombe et Paul Echegoyen, débute aux premiers pas de Salaï dans l’atelier du Maître jusqu’aux coups frappés à la porte du même lieu quinze ans plus tard par Francesco Melzi qui viendra s’immiscer dans ce couple passionnel.
Une bande-dessinée documentée, pleine de délicatesse et d’élégance, dans laquelle sont aménagés des pauses oniriques superbes et où la biographie se dévêt de ses revers fastidieux pour enfiler une parure tantôt grise, tantôt sépia, aux coutures espiègles et aux motifs attrayants. Tandis que l’esprit jouit de la narration fluide et pertinente du scénario, l’œil a de multiples occasions de se pâmer, notamment devant certaines planches géniales dont celle de la découverte de la Cène inondée dans le couvent Santa Maria ou encore le premier point de vue qui représente le Grand Canal vénitien. L’on s’entiche rapidement de ce Léonard de presque 50 ans au visage ridé mais rayonnant de jeunesse, caractéristique propre à la stylisation de son démiurge. Hommage à un être dont la légende est immortelle? Pied de nez à de longs siècles qui le représentaient toujours comme un vieillard? Voilà un ouvrage de fort belle facture que l’on ne saurait trop vous conseiller de découvrir!

 » – Dix florins! Mais qu’allez-vous donc faire de toutes ces perdrix?
– Ah ah , regarde Salaï!.. Il n’y a rien de plus beau qu’un envol d’oiseaux ! « 
Léonard et Salaï

Léonard et Salaï
Partie I: Il Salaïno
Storyboard, Scénario, Peinture, Dessin et couleurs: Benjamin Lacombe
Aide au Story- Board, Dessin des décors: Paul Echegoyen
Editions: Soleil
Collection: Noctambule
Prix: 17,95€

A lire aussi:

Malpasset : quelques cases pour ne pas oublier!

La société du spectacle passée au vitriol

Moderne Olympia : une adaptation délirante et drôle de West Side Story au Musée d’Orsay

Bégaudeau / la gent féminine : 0 – 1

Gai(e)s Friendly !

Laissez votre commentaire

Il vous reste

0 article à lire

M'abonner à