fbpx

Bécassine est de retour!

par

Par Julie Cadilhac – bscnews.fr/ Bécassine est née en 1905 sous le crayon d’Emile-Joseph Pinchon et c’est dans le premier numéro de La Semaine de Suzette qu’elle fait sa première apparition.La petite Bretonne « venue se placer à Paris » a été au départ inventée pour combler la page blanche qu’un auteur malade ne pouvait assurer, puis son succès immédiat a fait qu’elle a eu droit à de nouvelles aventures. Dès 1913, Caumery devient son scénariste officiel et jusqu’en 1952 elle sera dessinée par J.P Pinchon.

Cette jeune fille au grand cœur est un des premiers personnages de la bande-dessinée moderne française, à mi-chemin entre les histoires dessinées d’alors et la bande dessinée telle qu’on la connaît aujourd’hui. C’est dans les années 70, avec Chantal Goya et sa chanson naïve et entêtante  » Bécassine, c’est ma cousine » qu’elle ressortira un peu des cartons où le temps l’avait enfermée.
C’est donc avec curiosité et intérêt que l’on découvre la réédition de nombreuses de ses planches par les éditions Gautier-Languereau. Et, à n’en pas douter, voilà des albums qui ne seront pas offerts qu’à des enfants! Grands-parents et parents en effet apprécieront avec la nostalgie qui s’impose cette récréation du neuvième art.
L’occasion également d’aborder avec les plus jeunes l’Histoire, d’analyser les situations mises en scène et d’affiner leur esprit critique en leur faisant déceler la subjectivité du scénariste et ses discours patriotiques ( les soldats français sont souvent présentés comme des héros, le « Boche » est l’ennemi à abattre… même avec une tapette pour la poussière! ) mais aussi les relations d’incompréhension entre Paris et la province. Bref! Bécassine mobilisée, Bécassine pendant la guerre, Bécassine chez les alliés : trois livres republiés avec leur couverture d’origine, à l’occasion du centenaire de la Grande Guerre, que nous vous conseillons vivement. Renouez donc avec Bécassine et son oie sous le bras, son franc-parler, ses maladresses verbales et son air gauche attendrissants!

« M.Bertrand est ici depuis quelques jours, avec sa femme, qu’on appelle Mme Thérèse, pour la distinguer de l’autre Mme Grand-Air, ma maîtresse. Madame, la mienne, m’a permis d’entrer au salon pendant que M.Bertrand racontait ce qui est lui est arrivé à lui et à Zidore, à leur retour au front, après le mariage. C’était émouvant comme un cinéma. »

Bécassine
Texte de Caumery
Illustrations de J-P Pinchon
Editions Gautier-Languereau
Prix d’un album: 12,80€

A lire aussi:

De la raie des fesses…

Un livre qui casse trois pattes à un canard

Pierre Mornet : un anniversaire poétique

Mythologie : les douze olympiens croqués par Charlotte Gastaut

Laissez votre commentaire

Il vous reste

0 article à lire

M'abonner à