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Le Grand Meaulnes : l’éclat miraculeux d’Alain-Fournier

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Par Pascal Baronheid – bscnews.fr/ La première phrase : « Il arriva chez nous un dimanche de novembre 1890 »… Moins connue que « Aujourd’hui, maman est morte. » ? Pas sûr. Simplement, on nous inflige moins de piqûres de rappel.

Une nouvelle édition du Grand Meaulnes rappelle l’éclat miraculeux d’Alain-Fournier, disparu près de Verdun, au premier jour de l’automne 1914. Il n’avait pas encore vingt-huit ans. En novembre de la même année, les balles allemandes faucheraient Jean de La Ville de Mirmont, romancier et poète né en 1886, comme Alain-Fournier. C’est à Pierre Bergounioux que revient le périlleux honneur de préfacer cette nouvelle édition d’un roman dont l’école impose tôt une lecture que l’on oublie trop vite, qui colle à l’écrivain une étiquette maladroite et souvent définitive. Faisant fi de toute prétention, Bergounioux parle de magie, d’urgence, de pénétration qui rappelle Rimbaud, de savante simplicité. De cette simplicité qui est une manière de Graal mais joue de si mauvais tours, dans l’opinion, à ceux qui sont capables de l’apprivoiser. Il est important et salutaire d’y revenir, escorté par un appareil documentaire attaché aux personnages, aux paysages, aux pèlerinages, parmi lesquels les allées et venues, dans l’œuvre et à Epineuil-le-Fleuriel, d’un amateur éclairé nommé François Mitterrand.

« Le Grand Meaulnes », Alain-Fournier, édition dirigée par Bernard Stéphan, Bleu autour, 28€ .

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