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The Experimental Tropic Blues : le trio belge de référence

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Par Eddie Williamson – bscnews.fr / Oh yeah. The Experimental Tropic Blues Band produit par son éminence Jon Spencer. Avant même d’écouter l’album, tu sais que c’est bon. Le trio belge a bel et bien sorti la meilleure galette de rock & roll de son existence, de quoi les mettre dans la même cour que le Blues Explosion de leur producteur, les Oblivians, Dirtbombs et autres Lyres.

Tous ces gens font du rock & roll. En ce moment, il vaut mieux dire garage rock, parce que rock & roll fait affreusement daté et doit d’abord vous faire penser au riff de « Johnny B. Goode » ou à ces soixantenaires qui ressortent leur veste en cuir une fois par an pour aller voir un groupe de revival dans la salle des fêtes de votre ville. Même le rockabilly est plus « hype » que le rock & roll, ai-je l’impression.
Mais voila, avec leurs noms à la con (Dirty Coq, Boogie Snake et Devil D’Inferno), les membres de TETBB font bien du rock & roll déglingué, enregistré pour Liquid Lovesur de bonnes vieilles bandes analogiques dans un studio new-yorkais avec Jon Spencer aux manettes. Le groupe avait déjà prouvé leur savoir-faire avec leurs deux albums et les centaines de concerts joués depuis plus de dix ans dans tous les recoins de Belgique et autres contrées où résident des fans de rock & roll prompts à s’amasser dans des salles de concerts ridiculeusement petites pour perdre douze kilos et un genou pour vivre un concert de l’Experimental Tropic Blues Band. Ça sent le vécu, me direz-vous, et bien oui.

Liquid Love, c’est une collection de brûlots rock & roll super réjouissants, avec des guitares qui saturent, des hurlements primaires, bref, des morceaux joués avec la hargne appropriée qui te donne envie de hurler sur la dame d’Avast qui t’informe que ta base de jsaispasquoi a été mise à jour en plein milieu de « The Best Burger ». COMMENT OSE-T-ELLE, LA GROGNASSE ?!!

Probablement poussés dans leurs retranchements par Jon Spencer, les Liégeois tentent de nouvelles choses, jouent de nouveaux instruments… Et qu’ils balancent des morceaux boogie, funky ou psychobilly, c’est leur cohésion et leur puissance qui impressionnent toujours le plus. Mention spéciale aux funky « Worm Wolf » et « Holy Piece of Wood », tubes en puissance. Ma préférence va toutefois au shrapnelesque « The Best Burger », à l’instrumental « TETBB eat Sushi » qui passe déjà en boucle, et à « Do It to Me » avec sa boîte à rythme, son solo de guitare fuzzy à souhait et son boogie infectieux. Ce morceau, c’est la grande classe. Il n’y a finalement que « Can’t Change » qui est un (voire douze) niveau en-dessous, trop lent, trop lourd.

Ils étaient déjà une référence, ils ont maintenant l’album qui le prouve. Evidemment, si vous les aviez déjà vus en concert, vous ne serez pas surpris. Pas de triche, que des tripes.

Sorti le 27 février 2012 (Jaune Orange)
En écoute sur Deezer : http://www.deezer.com/fr/music/the-experimental-tropic-blues-band/liquid-love-1524253

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