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Claude Dubois, un authentique « titi-guide »

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Par Eric Yung – bscnews.fr / Livre charmant que celui de Claude Dubois qui, chez Jean-Paul Rocher éditeur, dans la collection « L’air de Paris » vient de signer « La rue Pigalle… La place… ». Ce n’est ni un roman noir ni un polar. Et pourtant cet ouvrage mérite bien sa place dans les pages de  BSC NEWS MAGAZINE réservées à ces deux genres littéraires. En effet,  l’ancien chroniqueur qui a gueulé, durant plusieurs années et dans les colonnes du Figaroscope son amour fou pour le Paname qu’il nous dit disparu, nous emmène avec bonheur, à travers les pages de « La rue Pigalle », dans ces lieux encore hantés « par les dames et ces messieurs du milieu ».

Et tous les amateurs des films de Melville, de Duvivier, de Carné, de Tourneur et de biens d’autres réalisateurs et ceux des vieux romans policiers signés Simenon, Le Breton, Amila, Dard, G.J Arnaud  et consorts se plairont – c’est certain-  à prendre la main de Claude Dubois, authentique « titi-guide » pour marcher, avec lui, sur les pas de « Papillon », de Boucheseiche, d’Abel Danos, de Jo Attia et des autres mafieux « corses, les rois de la mandoline qui tousse » ou, dans ceux –plus récents- de Michel Ardouin alias le « porte-avions » l’ex-équipier de Mesrine . Et comme chez Claude Dubois on ne lésine pas sur la came il agrémente votre voyage avec les voix et les chansons de Fréhel, de Maurice Chevalier, de Berthe Sylva, de Vincent Scotto et de Georges Ulmer. Et puis, Claude Dubois, l’infatigable pèlerin du pavé parisien vous trimbalera aussi au « Narcisse » ou à « L’équipage » les boîtes que fréquentait Salicetti dit, « le séminariste, un blaze de Pigalle » et ce avant qu’il « se fasse dégommer dans son cabriolet ». Il vous parlera encore des « potes à Gégé et à Gilbert dont le premier mettait les julots au piquet » (…) tandis que le second qui « était catcheur, une moelle exceptionnelle mis au tapis par une crise cardiaque qui lui a fait toucher les épaules ». Mais ce n’est pas tout ! Claude Dubois, ce « Lévi-Strauss de la plèbe » comme l’a défini Sébastien Lapaque,  l’érudit des choses populaires, l’historien des rues de Paris, l’amoureux de Prévert, de Carco, de Kessel, de Fallet et même de « Zoé, femme de trottoir que Victor Hugo suivait jusqu’à chez elle » a la volonté de nous faire aimer Pigalle et son quartier. Ce n’est pas qu’il ait envie de se faire plaisir, qu’il nous ferait un petit caprice de prétentieux.  Non, on doit aimer « galpi » pour nous, pour que l’on soit un peu plus heureux parce que, comme lui a dit si souvent une vieille copine, une dame de la nuit qui connaît bien la vie,  « c’est important les lieux… ».

 

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