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Sporting Life : le gros coup de coeur musical de l’année 2011

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Par Eddie Williamson – bscnews.fr / Eh bien le voilà le gros coup de cœur de 2011 du type «nom d’une pipe en bois d’où est-ce qu’il sort ce groupe avec ce single que je m’écoute en boucle depuis 2 semaines » ? Il a eu du mal à venir, mais le voilà, il s’appelle Sporting Life. C’est un quatuor de San Francisco qui fait de l’indie-rock sous influence eighties et sixties, autant vous dire que ça s’écoute aussi facilement que j’ingurgite des toasts au foie gras le 24 décembre au soir.

Cet album est une collection de singles enregistrés entre mars 2010 et septembre 2011, autrement dit ils ont vraiment choisi la crème de la crème. C’est un de ces disques sans faute, avec en prime l’un de mes morceaux préférés de l’année, « Immigrant », qui, allez savoir pourquoi, me fait penser à « Horse With No Name » de America. J’sais pas trop pourquoi, il y a un côté nostalgique, c’est un putain de morceau, la mélodie est entêtante au possible, je vais l’écouter quelques milliers de fois, bref, c’est le jackpot. Si les autres morceaux étaient pourris, je vous aurai quand même parlé du disque, parce que.

Beaucoup de noms de grands groupes me sont venus à l’esprit en écoutant ce disque, je ne vous les cite pas car j’ai peur que vous passiez en mode « comparaison » avant même d’avoir appuyé sur le bouton lecture, ce qui ne serait pas en la faveur de Sporting Life. C’est un album léger, un album d’été presque (la pochette de l’album ne m’a pas du tout fait dire ça, nooon), il n’y a rien dans ce disque qui fera frémir les gens dont l’originalité est le critère principal pour juger un disque (vous savez que j’suis pas d’ceux-là) (cf : les trois-quarts des albums dont je vous ai parlé cette année).

Je parlais plus haut de ce côté nostalgique, certes il est assez clair sur certains morceaux, mais on est pas dans l’overdose comme sur le dernier M83, c’est essentiellement au niveau des paroles que les auteurs se remémorent leur adolescence (« Parking Lots », « House of Lies », « Draft Cards »). Ensuite ce sont les trois guitares omniprésentes et quelque peu répétitives, la réverb’, l’écho sur les voix, qui m’ont mise de suite dans un état d’esprit qui me fait me rappeler mes vacances d’été de quand j’avais 10 ans. Il y a des styles de musique comme ça, c’est automatique.

Vous l’avez sûrement remarqué en me lisant, j’associe quasiment toujours des images, des souvenirs, des fantasmes à la musique. Cet album est un vrai cocon, un terrain sonore dans lequel j’aime laisser libre cours à mes pensées. Les morceaux s’enchaînent tellement bien, il y a une qualité constante qui donne juste envie de l’écouter encore et encore. C’est super relaxant. Et puis il y a « Immigrant » où ça a juste fait « tilt ». Vous connaissez j’en suis sûre cette sensation d’immédiateté, quand un morceau vous prend à la gorge et au bide en même temps, où il n’y a plus rien à faire, juste déposer les armes. Je suis un poil trop dramatique, mais ça arrive rarement, je me dois de le souligner !

Pour conclure, parce qu’il le faut, ne vous attendez pas à avoir la même réaction que moi en écoutant ce disque, ou juste « Immigrant ». Ca ne marche pas comme ça ! D’ailleurs je pense que la meilleure manière d’apprécier un disque c’est d’oublier tout ce que vous avez lu ou entendu sur lui, de simplement l’avoir quelque part, et de l’écouter une fois que l’envie vous en prend. Avec un peu de chance, ça fera « tilt » également.

Sortie le 22 septembre 2011 (pas de label)
En écoute sur Bandcamp : http://sportinglifewins.bandcamp.com/album/singles

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