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Angoulême 2012: Art Spiegelman, des souris et des hommes….

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Par Julie Cadilhacbscnews.fr/ Ce vendredi 27 janvier, sous un ciel gris souris et en compagnie d’une foule déjà nombreuse de lecteurs à l’attaque des dédicaces, le programme est vaste et apte à séduire tout un chacun….

victimes de leurs succès, les rencontres dessinées de ce jour et de samedi sont déjà complètes et pour les « amateurs-de-la-dernière-minute », il reste encore la séance de 14h dimanche. Côté expos, on vous conseille évidemment la rétrospective de bandes dessinées, graphisme et débris divers du parrain du FIBD 2012: des centaines de documents originaux ( dessins, croquis, photographies, planches – dont l’intégralité de celles de Maus) sont réunis et scénographiés et donnent l’envie de replonger dans l’oeuvre passionnante et profondément humaine de l’illustrateur et scénariste de bd américain, sacré Grand Prix de la Ville d’Angoulême en 2011. A la Maison des peuples et de la paix, une exposition passionnante, empreinte d’humour grinçant et de planches de bd journalisme dont celles de Gaza 1956, en marge de l’histoire de Joe Sacco, de Les chemins de traverse et Faire le mur de Maximilien Le Roy et de L’intruse de Roanni et Oko. S’y ajoutent des planches d’un album nommé Gaza du collectif quand la bd s'en mêleGaza. Son nom? Quand la bd s’en mêle: une « exhibition » basée sur la Palestine dans la bande dessinée. Au Pavillon Jeunes Talents, plaisir de découvrir les petites perles des dessinateurs-scénaristes en herbe: de 4 ans à 17 ans, les planches primées exposées ne manquent pas d’intérêt…et presque davantage que l’exposition  » Une autre histoire » au Musée de la Bande Dessinée dont le thème alléchant provoque des conclusions moins enthousiastes. On y propose de confronter le travail de BD et de peinture d’un certain nombre d’artistes et si, assurément, toutes les planches relèvent d’un trait de génie, on sera bien ennuyé de faire le même compliment pour les tableaux… 3,4 peut-être sortent du lot mais dans l’ensemble, ils ont peu d’intérêt. Enfin, Place Saint-Martial, l’Exposition « L’Europe se dessine », très pédagogique, présente un certain nombre de dessins pertinents et la volonté de rendre compte dans une aventure collective dessinée de ce qu’est l’idée européenne. Charles Berbérian a créé un personnage, Iris, pour les besoins de l’exposition qui apparaît dans toutes les bandes dessinées affichées. Agée de 19 ans, Iris visite les différents pays de l’Union Européenne pour les besoins de ses études d’architecture et elle est le prétexte plutôt réussi à créer du lien ( géographique, culturel et graphique) entre les différentes contributions. Qui a participé à ce travail? Entre autres : Enki Bilal, Milo Manara, Hervé Baru, Ulli Lust, Pénélope Bagieu, Sergio Salma, Florence Cestac….

Côté projections enfin, de la planche à l’écran, on a vu et apprécié le film d’animation de Julian Hanshaw, The Art of Pho, l’histoire amusante et profondément humaine d’une petite créature appelée Little Blue à Ho Chi Minh Ville. En avant-première et en version originale ( Il faut savoir baragouiner l’anglais, on vous avertit! ) vous pourrez le découvrir samedi 28 à 12h et dimanche 29 à 11h. Poétique et tendrement drôle, ce film ravira tous ceux qui aiment entendre crisser doucement le crayon sur le papier et voir sous leurs yeux se dessiner un monde: de brillantes idées pour animer ces dessins et le plaisir de voir jouer l’auteur avec les caractéristiques graphiques de la bd…à découvrir assurément!

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