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La grande réussite de The War On Drugs

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Par Eddie Williamson – bscnews.fr / Je n’aurais pas dû lire les critiques déjà publiées sur ce disque… Et vous allez peut-être regretter de lire la mienne. Beaucoup d’entre elles décrivent la musique de The War on Drugs comme de la « driving music », la musique qui accompagne parfaitement de longs road trips en voiture. Je m’étais déjà fait un monologue inintéressant sur cette fameuse « driving music » dans ma critique de Disappears de Guider donc je ne vais pas recommencer à jacter là-dessus, mais le fait est que je ne peux m’imaginer autre chose qu’un road trip en écoutant le deuxième album de ces Américains.

Le pouvoir de suggestion des critiques musicaux, c’est dingue. Je ne peux m’empêcher de penser que certains ont ruiné mon expérience de l’album. C’est vrai quoi, si ça s’trouve il m’aurait fait penser à un voyage en montgolfière au-dessus des Appalaches, mais nan, il a fallu qu’on me bombarde à répétition avec cette foutue expression de « driving music ». « Driving music ». Franchement. Bref.

Concrètement, la musique de The War on Drugs ressemble à un mélange entre Bob Dylan, Bruce Springsteen et Sonic Youth. Une « american affair », donc (quitte à balancer des truc en anglais qui ne veulent rien dire, autant y aller all the way), avec des guitares omniprésentes à la Sonic Youth, un harmonica par-ci par-là, un piano qui donne rempli les espaces vides et confère à chaque morceau une ampleur toute springstinienne (« I Was There »), une atmosphère vaguement psychédélique et la voix d’Adam Granduciel qui rappelle celle d’un Dylan, en un peu moins nasale quand même. Voilà la recette, qui ne fera sens que si vous décidez d’écouter ce disque, ce que je ne saurais trop vous recommander.

Au départ, The War on Drugs c’est Adam Granduciel et Kurt Vile. Le second s’en est allé sur un autre chemin, en solo et avec succès, sans que le son de The War on Drugs s’en trouve largement changé. Ce que j’aime chez ce groupe, c’est qu’ils donnent le temps à leur morceaux de grandir et de s’épanouir. Alors certes, si vous ne « rentrez » pas dans le morceau, l’impression qu’il se répète vous fera vite passer au suivant. Au contraire, si vous vous prenez au jeu et vous laissez amadouer puis immerger, alors là vous allez vous faire plaisir.

Mille excuses, mais je vais vous re-balancer une anecdote autoroutière : il y a peu d’endroits sur Terre où je me sente aussi en sûreté et relax qu’en voiture à côté de mon père, à écouter la radio pendant qu’il conduit. Aucune pression, les vibrations de la voiture me berçant, la musique occupe mon esprit, rien d’autre à faire que regarder les champs, les autres voitures, les bandes blanches… Et si la musique est bonne, le voyage pourrait durer des heures que je ne ressentirai aucun ennui. Malheureusement, c’est souvent la bonne musique qui fait défaut et j’me dis que si un jour je me retrouvais en voiture avec mon père et qu’une radio se décidait à passer l’intégralité Slave Ambient, sans coupure pub, je passerai un excellent moment.

Même dans le métro, au bureau ou en me baladant à pied, cet album est une grande réussite. Je vous invite à aller également écouter les albums solo de Kurt Vile que je découvre véritablement en ce moment, n’ayant jeté qu’une oreille peu attentive aux différents singles qu’il a pu sortir.

Sorti le 16 août 2011 (Secretly Canadian)

Album en écoute sur :
Deezer : http://www.deezer.com/fr/music/the-war-on-drugs/slave-ambient-1206699
Spotify : http://open.spotify.com/album/4136oTfNt4X3nw0zP1w2NG

The War on Drugs
Slave Ambient

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