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Naoyuki Ogino – Le talent du portrait

Fréquemment, la rencontre avec le talent se noue dans le hasard. Et, pour l’occasion, un seul e-mail vous amène parfois dans un monde de sens, d’impressions et de couleurs. C’est à peut-être les termes de ma rencontre avec Naoyuki Ogino de passage à Paris fin septembre. Nous nous sommes rencontrés dans un café bien connu […]

propos recueillis par

Fréquemment, la rencontre avec le talent se noue dans le hasard. Et, pour l’occasion, un seul e-mail vous amène parfois dans un monde de sens, d’impressions et de couleurs. C’est à peut-être les termes de ma rencontre avec Naoyuki Ogino de passage à Paris fin septembre. Nous nous sommes rencontrés dans un café bien connu des éditeurs du 6ème arrondissement. Au coeur d’une conversation entre anglais et français, hochements de têtes, et expressos fumants, j’essaie à mon tour de vous passionner pour cet ouvrage photo stupéfiant sur la vie d’une apprentie Geisha

Naoyuki, comment avez-vous commencé la photo ?
Petit, j’ai vécu au Mexique et je ne parlais pas un mot d’espagnol. Puisque je ne pouvais m’exprimer, je regardais. C’était très difficile pour moi de ne pas parler de mes émotions, alors je me suis mis à prendre des photos pour faire partager à mes amis mes impressions. Et puis je n’étais pas un bon dessinateur et je ne savais pas utilisé une caméra. J’ai fait mes premières photos à la faculté.

Qu’est ce qui vous le plus particulièrement poussé à la photo au Mexique ?
C’est avant tout le comportement des mexicains ; leurs émotions, leur langage et les personnages hauts en couleur très différents de la culture japonaise. De plus, mon père travaillait au Mexique et j’ai fait de nombreux allers-retours entre les deux pays.

Quel est le fil rouge de votre photographie ?
À mon sens, il y a un passage de culture d’individus à individus et cette notion se renforce au fil des transmission, respectant des étapes bien définies. Je souhaite ardemment suivre le fil rouge de l’évolution de la société entre la tradition japonaise et la nouvelle génération de ce pays. Suivre au plus près cette progression entre l’ancienne génération et la nouvelle.

Et vous, vous situez où entre ces générations ?
Personnellement, je me situe entre les deux. C’est une dualité personnelle que j’essaie de concilier en permanence. Ceci est en moi.

Quelle est l’optique de votre photographie ?

J’essaie de comprendre les gens. Je me concentre sur une personne en particulier et je travaille à appréhender son interaction et sa progression envers les autres. Comprendre les liens et les interactions entre les gens me passionnent.

Que diriez-vous aux lecteurs du BSC NEWS MAGAZINE pour lire « Mon journal de Geisha ?
C’est un livre nouveau, différent sur de nombreux points. Il y a véritablement deux points du vue différents. Un vu de l’extérieur et un de l’intérieur. J’ai suivi la vie d’une Geisha sous ces deux aspects. Ainsi, ce livre permet deux plans de perception. Ce n’est donc pas la vérité des sentiments. C’est un point de vue admiratif.
Cette Geisha, Komomo venait de l’étranger tout comme moi. Mais elle éprouvait un amour pour les traditions. Ce livre raconte comment cette jeune fille a réalisé son rêve en parvenant à devenir une véritable Geisha.

Propos recueillis par Nicolas Vidal

(Crédit photo / Kimiku Nasu)

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