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Au-delà de la ligne d’horizon

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Une vie, un sillage, une philosophie, un apprentissage, un but, un chemin?
La Route déchaîne les passions de la curiosité, de la connaissance et du risque d’exister. Nous avons tenté d’en savoir plus sur les degrés divers de cette idée enivrante en matière de littérature, de musique et de cinéma.

Il y a quelque chose d’inespéré et d’indicible sur ce thème. Et peut-être que le fait de s’appuyer fermement avec ses deux bras sur des livres, des disques ou encore des films peut nous permettre d’aller plus en avant dans l’appréciation de cette Route. Elle est aussi magnifique qu’intime à chacun. Et j’y vois deux trajectoires diamétralement opposées.
Prenez «Sur la Route» de Jack Kerouac qui s’apparente à une odyssée superbe, flirtant avec la parcours initiatique au plus profond de l’amitié et de l’amour. Et revenez maintenant sur vos pas et ouvrez «L’homme qui voulait vivre sa vie» de Douglas Kennedy, qui relate la vie de Ben Bradford qui s’efface après avoir commis un meurtre pour recommencer à zéro une autre existence et une partie nouvelle. Pourtant, nous suivons toujours pas à pas la Route de deux héros de littérature.
Mais son sens change fondamentalement de l’un à l’autre. Pour l’un, une mise en danger et une recherche boulimique d’expériences sous le ciel azuré d’un horizon américain neuf et pour l’autre, une fuite en avant qui ressemble étrangement à un besoin irrépressible de rédemption.

Parce qu’au delà de la ligne d’horizon, chaque route est personnelle.

Bonne lecture et bonne route

Nicolas Vidal.

Copyright photo/ D.CRESPIN

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