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Un éditeur outre-atlantique

Les Editions Passerelle ont accepté de répondre à nos questions quant à leur travail d’éditeur et de professionnel du livre. Ils nous viennent de Montréal et eux aussi se sont hasardés à lancer une revue. Rencontre avec Kamal Benkirane, cet étonnant éditeur, passionné par le mélange des cultures.

propos recueillis par

Kamal, depuis quand êtes-vous dans l’édition et qu’est ce qui vous a poussé à passer le pas?
J’œuvre dans le domaine de l’édition depuis 3 ans, et particulièrement dans le domaine de l’édition électronique ou l’édition à la demande. J’ai remarqué que dans l’édition traditionnelle, le refus des manuscrits des auteurs bat tout les records, et que des talents émergeants sont de plus en plus gaspillés et démotivés par les refus successifs des maisons d’édition. L’édition électronique est venue donc pallier à cette problématique, en utilisant Internet comme un vecteur culturel. Nous éditons et livrons à la demande. L’édition de ces œuvres dépend du respect de certains critères de base entre autres la maîtrise parfaite de la langue

Quelle est la ligne éditoriale de votre maison d’édition?
Nous éditons particulièrement de la littérature (Roman, poésie , théâtre poésie, essais..etc), nous mettons l’accent sur les oeuvres inédits d’auteurs francophones en général et maghrébins en particulier. Notre politique s’inscrit dans le cadre de l’encouragement de la créativité littéraire au sein de la francophonie québécoise et à travers le monde. Nous n’acceptons pas les œuvres qui ne respecte pas la charte éthique de l’association culturelle Passerelle à savoir la maîtrise de la langue Française, le respect des mœurs (pas d’écrits pornographiques, racistes ou incitant à la haine et la violence), et le respect de la diversité ethnique et religieuse

Combien de manuscrits recevez-vous par mois?

Nous recevons en moyenne entre quinze et vingt manuscrits par mois, Cela ne veut pas dire que nous publions tous ces manuscrits. Nous optons pour la qualité des textes reçus, l’ originalité des thémes, et l’éventualité qu’ils soient représentatifs de la littérature maghrébine d’expression Française en Europe et en Amérique du nord

Quels sont les raisons principales de vos refus quant aux textes que vous recevez?
La médiocrité de la langue, la non-conformité aux contraintes du genre littéraire lorsque l’auteur écrit son œuvre, nous tendons à encourager l’émergence de la littérature maghrébine d’expression française dans la française québécoise et au sein du monde francophone. Si un auteur nous envoie un manuscrit qui ne correspond pas à nos attentes en ce qui a trait à la maîtrise de la langue et l’originalité du sujet. Il y a bien des chances qu’il soit refusé

En tant qu’éditeur, quels sont les conseils que vous pouvez dispenser aux auteurs avant de proposer leurs textes aux éditeurs?

Se relire à plusieurs reprises avant d’envoyer un manuscrit à un éditeur. Il serait judicieux aussi de se faire lire par d’autres personnes et avoir un feed-back. Une bonne présentation du manuscrit englobant une biographie de l’auteur, un résumé de son texte, un sommaire des chapitres serait la bienvenue. Il ne faut pas cesser de lire aussi, d’être à jour sur les nouveautés du monde littéraire. La créativité pour qu’elle génère la qualité doit souvent avoir pour moteur la contrainte. Et comme disait Gide (l’art naît de contraintes, vit de luttes et meurt de liberté)

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