Jacques Attali et l’emprunt forcé sur l’épargne des Français
Invité de Caroline Roux dans C dans l’air, sur France 5, le 7 octobre 2026, Jacques Attali a détaillé ce qui attendrait les Français en cas de crise de la dette. « On est en train de passer le moment où c’est incontrôlable », a déclaré l’ancien conseiller spécial de François Mitterrand.
Jacques Attali juge nécessaire « depuis longtemps » de « cesser d’augmenter les retraites et les baisser ». En cas de crise extrême, il faudrait selon lui « réduire les retraites de 20 % » et porter l’âge de départ « à 66, 67 ans tout de suite ». La dernière étape viserait l’épargne des Français, sommés de prêter à l’État à 3 % avant que celui-ci n’oublie, « dans 4-5 ans », de rembourser. « L’emprunt forcé se termine toujours par un impôt », a-t-il prévenu.
L’avertissement émane de l’homme qui présidait en 2007 la commission pour la libération de la croissance, où il avait fait entrer Emmanuel Macron. La facture qu’il dessine frappe les retraités et les épargnants, jamais l’oligarchie qui a creusé le déficit pendant des décennies. Jacques Attali suspend même le sort du pays au feu vert de Berlin à un soutien de la Banque centrale européenne, accordé sous des « conditions épouvantables », ce qui revient à reconnaître que la France a déjà perdu la maîtrise de son budget.
L’Insee chiffrait le 29 septembre la dette publique à 3 595,5 milliards d’euros fin juin, soit 119 % du PIB, et le taux à dix ans a atteint 4,92 % le 1er octobre, un niveau inédit depuis 2002.
#Dette « On est en train de passer le moment où c’est incontrôlable (…) Les réformes qu’il faudra faire en cas de crise extrême : baisser les retraites, augmenter l’âge de départ… La dernière étape sera l’emprunt forcé ». @jattali invité de @Caroline_Roux dans #cdanslair. https://t.co/44HLVpX0Wl
— C dans l’air (@Cdanslair) October 7, 2026
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