(Vidéo) Béatrice Rosen : l’engagement et l’amour face au repli individuel

Sur Putsch Live, Nicolas Vidal reçoit Béatrice Rosen pour un entretien qui quitte le terrain du commentaire politique quotidien. La conversation prolonge le premier épisode du podcast « Vivre ou exister ? » de Nicolas Vidal et porte sur une question que l’époque a rendue presque incongrue, celle du courage de s’engager, pour quelqu’un comme […]

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Sur Putsch Live, Nicolas Vidal reçoit Béatrice Rosen pour un entretien qui quitte le terrain du commentaire politique quotidien. La conversation prolonge le premier épisode du podcast « Vivre ou exister ? » de Nicolas Vidal et porte sur une question que l’époque a rendue presque incongrue, celle du courage de s’engager, pour quelqu’un comme pour une idée.

L’échange aborde l’amour, le courage, la peur, le renoncement, la prudence installée en règle de conduite, et le rapport à l’engagement dans une société qui a érigé le confort et la protection individuelle en principes de vie. L’entretien examine s’il est possible d’aimer sans rien risquer et de défendre ses convictions ou ses proches sans accepter de perdre quelque chose. Il porte aussi sur le nombre de personnes qui préfèrent rester spectatrices de leur propre existence. Poussée à son terme, cette logique de protection écarte ce qu’elle prétend préserver, puisque rien de ce qui engage réellement une existence ne se fait sans exposition.

L’émission revient sur le podcast et sur l’idée centrale que Nicolas Vidal y développe, selon laquelle le courage nécessaire pour aimer et celui qu’exige l’engagement dans la vie du pays procèdent du même mouvement. Dans les deux cas, il faut sortir de soi, se déclarer, accepter d’être vu et jugé, parfois rejeté, et avancer sans garantie sur l’issue.

Lien vers le podcast de Nicolas Vidal : https://nicolasvidal.substack.com/p/podcast-n1-vivre-ou-exister

« Aimer une femme, aimer son pays : c’est le même geste, entrer dans l’eau sans savoir jusqu’où il faudra nager. Et rien de ce qui compte vraiment n’arrive à ceux qui restent sur la berge », déclare Nicolas Vidal dans « Vivre ou exister ? ».

La formule déplace la question de l’engagement hors de son terrain habituel. L’attachement à un pays n’y est pas traité comme une position idéologique défendue en plateau, mais comme un risque personnel consenti, au même titre que l’attachement à une personne. Ce déplacement éclaire le retrait d’une population entraînée à calculer avant de choisir, à mesurer le coût social d’une prise de parole, à différer les décisions qui l’exposeraient.

Le refus du risque ne relève pas du trait de caractère individuel. Il est le produit d’un ordre social qui a fait de la sécurité personnelle l’horizon des relations intimes autant que de la vie civique, et qui traite toute prise de position comme une imprudence. Une population qui n’aime plus assez pour perdre quelque chose ne défend pas davantage ce qui la dépasse.

L’entretien intégral entre Nicolas Vidal et Béatrice Rosen est diffusé par Putsch Live dans la vidéo ci-dessous.

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