Stéphane Morel : « Moins de gras, plus de muscles », le pari d’une refondation de l’État français

Votre projet repose sur l’idée de « redonner les clés du camion au peuple français » et de remettre l’État « à l’endroit ». Mais concrètement, qu’est-ce qui vous distingue des autres formations souverainistes ou de droite qui promettent, elles aussi, une refondation de l’État ? Ce qui nous distingue, c’est que nous ne faisons […]

propos recueillis par

Votre projet repose sur l’idée de « redonner les clés du camion au peuple français » et de remettre l’État « à l’endroit ». Mais concrètement, qu’est-ce qui vous distingue des autres formations souverainistes ou de droite qui promettent, elles aussi, une refondation de l’État ?

Ce qui nous distingue, c’est que nous ne faisons pas de la souveraineté une fin en soi. Beaucoup de mouvements souverainistes concentrent leur projet sur les institutions, les frontières, les rapports avec l’Union européenne ou les questions identitaires. Ces sujets sont importants, mais nous pensons que la véritable question est ailleurs : un pays ne retrouve sa souveraineté que s’il dispose d’un État capable d’agir efficacement. Notre priorité est donc de restaurer la capacité d’action de l’État avant même de modifier les institutions.

Nous ne considérons pas que la France souffre d’abord d’une crise des institutions de la Ve République, mais d’une crise de l’action publique. Les institutions demeurent globalement adaptées ; c’est l’organisation de l’État qui est devenue trop complexe, trop centralisée et insuffisamment responsabilisante. Notre projet consiste donc moins à changer de République qu’à transformer en profondeur la manière dont l’État fonctionne, décide et met en œuvre les politiques publiques.

Une autre différence majeure réside dans notre conception de l’État. Nous défendons un État stratège plutôt qu’un État gestionnaire. L’État doit fixer les grandes orientations nationales, garantir l’intérêt général et assurer les missions régaliennes. En revanche, il n’a pas vocation à décider de tout depuis Paris. Nous proposons de confier davantage de responsabilités aux acteurs de terrain — élus locaux, préfets, entreprises, établissements publics ou partenaires sociaux — selon un principe simple : l’État conserve le « pourquoi » et le « quoi », tandis que le « comment » relève de ceux qui connaissent les réalités locales.

Notre approche repose également sur une forte exigence de responsabilité. Nous défendons le principe selon lequel il ne faut jamais séparer le décideur du payeur. Chaque niveau de décision doit assumer les conséquences de ses choix. Cette logique vise à mettre fin à la dilution des responsabilités et aux financements croisés qui alimentent aujourd’hui la complexité administrative et l’inefficacité publique. À titre d’exemple, un maire aujourd’hui n’a la main que sur 30 % ou 40 % au mieux de son budget, le reste provenant essentiellement de l’État et des conseils départementaux qui compensent la suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales. In fine, qui est responsable ? Un bon maire aujourd’hui n’est pas un bon gestionnaire, mais un chasseur de primes…

Enfin, nous ne proposons ni un État minimal ni un État toujours plus lourd. Notre philosophie se résume par une formule : « moins de gras, plus de muscles ». Il ne s’agit pas de réduire mécaniquement les effectifs publics, mais de réallouer les moyens vers les missions essentielles : l’éducation, la santé, la justice, la sécurité, la défense, la recherche et l’innovation. Pour nous, la réforme de l’État est le moyen de financer durablement la souveraineté, la réindustrialisation et le modèle social, tout en améliorant le développement humain. C’est cette articulation entre souveraineté, efficacité publique, innovation et responsabilité qui constitue, selon nous, la véritable originalité de notre projet.

Vous évoquez le risque d’une mise sous tutelle financière de la France et prenez l’exemple grec. Si demain les marchés ou Bruxelles imposaient des réformes drastiques, jusqu’où seriez-vous prêt à aller pour préserver la souveraineté nationale : désobéissance aux traités européens, sortie de certaines contraintes, voire de l’euro ?

Notre priorité est précisément d’éviter que la France ne se retrouve dans une situation où ses choix seraient dictés par ses créanciers ou par une aide financière au travers du Fonds monétaire international (FMI) ou de la Banque centrale européenne (BCE). L’exemple grec montre qu’un État qui perd la confiance des marchés peut voir sa politique budgétaire, économique et sociale largement conditionnée par des institutions extérieures. Notre projet vise donc d’abord à restaurer des finances publiques soutenables et à redonner à la France des marges de manœuvre, et ce, afin qu’elle ne soit jamais placée devant ce type de dilemme.

Si, malgré cela, des réformes incompatibles avec les intérêts fondamentaux du pays nous étaient imposées, nous défendrions la souveraineté nationale et populaire de la France. C’est pourquoi notre projet prévoit de réaffirmer la primauté du droit national, au moins dans certains domaines essentiels, notamment par une révision de l’article 55 de la Constitution. Il ne s’agit pas d’une remise en cause générale des traités européens, mais de rappeler que, sur les questions touchant aux intérêts vitaux de la Nation, le peuple français doit avoir le dernier mot.

Nous souhaitons également faire évoluer le fonctionnement de l’Union européenne (UE) en réduisant drastiquement les compétences exercées au niveau européen lorsqu’elles peuvent être assumées efficacement par les États. Notre projet défend une « Europe des nations », fondée sur le principe de subsidiarité : la Commission doit se concentrer sur les domaines où son action apporte une réelle valeur ajoutée, le marché unique et l’Union économique et monétaire, tandis que les États doivent retrouver une grande liberté d’action sur le reste. Ce qui a fonctionné en Europe (Airbus, le spatial, certains programmes d’armement) n’est pas le fait de la Commission et des 27 États membres, mais est issu de coopérations intergouvernementales à la carte, en mode projet, entre quelques pays. C’est ce que nous appelons un « Bruxit » : non pas sortir de l’Union, mais ramener la Commission dans son lit de compétences.

En revanche, notre position est claire concernant l’euro : nous ne proposons ni une sortie de la monnaie unique ni un Frexit. Nous considérons qu’il serait illusoire de faire croire que quitter l’Union européenne ou la zone euro résoudrait, à lui seul, les difficultés françaises. Selon nous, l’essentiel de nos problèmes relève d’abord de nos propres choix en matière d’organisation de l’État, de compétitivité, de finances publiques et de politique économique. Nous combattons l’UE actuelle, mais si tous nos problèmes en étaient issus, tous les pays de la zone euro seraient dans la même situation que nous. Or, nous sommes au fond de la classe dans presque tous les domaines. Penser qu’une sortie de l’UE et de l’euro résoudrait toutes nos difficultés comme par enchantement est de la naïveté et de la paresse intellectuelle. 80 % des problèmes du pays sont franco-français.

En définitive, notre ligne est celle d’une souveraineté responsable : restaurer notre capacité à décider par le redressement du pays, défendre nos intérêts lorsque cela est nécessaire au sein de l’Union européenne, mais sans engager à ce stade la France dans une logique de rupture avec l’euro ou de sortie de l’Union. Avant l’arme nucléaire que constituerait une sortie, à ne jamais totalement écarter à moyen-long terme, il faut utiliser les armes conventionnelles comme le font bien d’autres pays en Europe qui ont à leur tête des gouvernements qui défendent véritablement leurs intérêts. La meilleure façon de préserver notre souveraineté est d’éviter d’être placé sous la dépendance financière de nos créanciers, plutôt que d’avoir à choisir entre la soumission et la rupture.

Votre programme insiste sur un État plus stratège, moins bureaucratique, avec « moins de gras et plus de muscles ». Mais comment réduire massivement la sphère administrative sans reproduire les politiques d’austérité qui ont souvent fragilisé les services publics et nourri la colère populaire ?

Notre projet ne propose pas une politique d’austérité consistant à réduire uniformément les dépenses publiques. Il repose sur une distinction essentielle entre les missions de terrain, qui doivent être renforcées (le « front office »), et les fonctions administratives de gestion, qui se sont multipliées au fil du temps (le « back office »). L’objectif est de redéployer les moyens, et non de diminuer les services publics. Ainsi, les économies recherchées doivent permettre de consacrer davantage de ressources à la santé, à l’éducation, à la sécurité, à la justice et à la défense, plutôt que d’alimenter une bureaucratie toujours plus lourde.

Notre projet part du constat que la France cumule un niveau record de dépenses publiques et de prélèvements obligatoires, alors même que la qualité des services rendus se dégrade. Le problème ne réside donc pas dans le niveau global des moyens, mais dans leur répartition : une part croissante des ressources est absorbée par les structures administratives, les procédures et les organismes intermédiaires, au détriment des agents de terrain. L’exemple de la santé est cité, avec davantage de personnels administratifs (+ 30 %) et moins de soignants (- 30 %) que chez certains voisins européens, notamment l’Allemagne, pour un même niveau de dépenses (près de 12 % du PIB). On peut aussi mentionner la justice avec deux fois moins de magistrats pour 100 000 habitants que la moyenne européenne et trois fois moins de procureurs qui lancent les poursuites.

La réforme proposée consiste donc à recentrer l’État sur ses fonctions stratégiques — définir des objectifs nationaux déclinés dans les territoires, garantir l’équité entre les territoires et évaluer les résultats — tout en laissant davantage d’autonomie aux acteurs locaux (préfets, maires, entreprises, branches professionnelles) pour déterminer les moyens les plus adaptés afin d’atteindre ces objectifs. Cette logique de subsidiarité vise à rendre l’action publique plus réactive et plus efficace, sans remettre en cause les missions essentielles de l’État.

Enfin, pour éviter que cette réforme ne se traduise par une dégradation des services publics, le projet insiste sur le principe du « moins de gras, plus de muscles » : réduire les effectifs dans les fonctions de gestion lorsque cela est possible, notamment grâce à la simplification des structures et à l’utilisation de l’intelligence artificielle pour automatiser certaines tâches administratives, afin de redéployer les effectifs et les moyens vers les services directement rendus aux citoyens. L’objectif affiché est donc de rendre l’État plus efficace en consacrant davantage de ressources là où elles produisent le plus de valeur pour les Français.

Vous proposez notamment la fin de l’anonymat sur les réseaux sociaux, davantage de pouvoirs pour les maires et un renforcement de la sécurité intérieure. Où placez-vous la ligne rouge entre restauration de l’autorité et préservation des libertés publiques, alors que beaucoup craignent déjà une société de surveillance ?

La ligne rouge est claire : renforcer l’autorité de l’État ne signifie pas restreindre les libertés publiques, mais garantir à chaque citoyen l’exercice effectif de ses droits dans un cadre républicain. Notre approche repose sur l’idée que la première des libertés est de pouvoir vivre en sécurité. C’est pourquoi nous défendons un renforcement des moyens de la chaîne Sécurité-Justice pénale-Pénitentiaire, une meilleure coordination entre les acteurs et une clarification des responsabilités, plutôt qu’une surveillance généralisée de la population.

Le renforcement du rôle des maires s’inscrit dans cette logique de proximité. Leur connaissance du terrain en fait les mieux placés pour coordonner la sécurité du quotidien, en lien avec les forces de l’ordre, les services sociaux et la justice. Les pouvoirs supplémentaires proposés sont ciblés sur des missions opérationnelles — comme la prévention, la réparation des incivilités ou l’amélioration des échanges d’informations — afin d’apporter des réponses plus rapides et adaptées aux réalités locales. Les maires, qui ont la clause de compétence générale, sont les couteaux suisses de notre démocratie.

Concernant l’anonymat sur les réseaux sociaux, notre objectif n’est pas de limiter la liberté d’expression, mais de renforcer la responsabilité individuelle. Nous considérons que, comme dans l’espace public, chacun doit pouvoir s’exprimer librement sans pouvoir se soustraire aux conséquences d’éventuelles infractions telles que les menaces, le harcèlement ou les campagnes de désinformation organisées. Il s’agit donc de lutter contre les abus, et non contre les opinions. Sur les réseaux sociaux, on doit se comporter comme dans la « vraie vie » : on ne met pas une cagoule quand on s’exprime dans une réunion publique ! Et c’est la meilleure façon de lutter contre les tentations de censure des différents gouvernements ces dernières années. Plutôt que d’interdire l’anonymat sur les réseaux sociaux, ils prennent le prétexte des dérives d’une minorité qui se cache souvent derrière l’anonymat pour restreindre la liberté d’expression et d’opinion.

Plus largement, notre projet cherche à concilier autorité et libertés en s’appuyant sur des contre-pouvoirs démocratiques. Il prévoit notamment davantage de démocratie directe avec le référendum d’initiative citoyenne, la reconnaissance du vote blanc, le développement de la démocratie participative et une plus grande transparence des institutions. Autrement dit, nous défendons un État plus ferme face à la délinquance, au terrorisme et à la fraude, mais également plus responsable devant les citoyens. La sécurité et les libertés ne s’opposent pas : elles se renforcent mutuellement lorsqu’elles s’inscrivent dans le respect de l’État de droit et des principes républicains.

À la lecture de votre projet, on retrouve une ambition presque gaullienne de renaissance nationale. Mais la question centrale demeure : pourquoi les Français devraient-ils croire qu’un pays qui semble frappé par le déclin démographique, économique, industriel et politique peut encore inverser la tendance ? Qu’est-ce qui vous fait penser que la France est encore réformable et qu’elle n’est pas déjà entrée dans une forme de décadence irréversible ?

Nous refusons précisément l’idée d’un déclin irréversible qui se mue en décadence. Le déclin n’est pas une fatalité historique ; il est la conséquence de choix politiques, institutionnels et économiques qui peuvent être corrigés. L’histoire montre que de nombreuses nations ont connu des périodes d’affaiblissement avant de retrouver un nouvel élan lorsqu’elles ont su réformer leurs institutions, restaurer une vision stratégique et mobiliser leurs forces vives. La France possède encore des atouts exceptionnels : une tradition intellectuelle puissante, une capacité d’innovation scientifique reconnue, une administration encore globalement compétente, une industrie de défense ultra performante et non délocalisée, un immense domaine maritime, une langue à vocation mondiale à travers la francophonie et un patrimoine culturel unique. Notre conviction est que ces ressources existent toujours ; ce qui manque aujourd’hui, c’est une direction claire et une volonté politique capable de les mettre au service d’un projet collectif.

Si la France ne souffre pas d’un manque de talents, elle souffre en revanche d’une crise de ses élites, de son État et, plus profondément, d’une crise de sens. Le problème français n’est pas seulement administratif ou budgétaire : il tient à l’affaiblissement du lien entre l’État, le peuple et ceux qui prétendent le conduire. À force d’accumuler les procédures, de privilégier le court terme, de diluer les responsabilités et de remplacer la décision politique par la norme, l’État a perdu sa capacité à fixer un cap, à arbitrer et à incarner l’intérêt général. Or, en France, l’État n’a jamais été un simple appareil de gestion : il a été une promesse républicaine, celle de protéger, d’émanciper, de garantir l’égalité et de produire du commun. Le redressement passe donc par une double refondation : retrouver un État stratège, capable de planifier dans le temps long et d’assumer des choix, mais aussi former de nouvelles élites, sélectionnées sur le mérite réel, instruites des grands enjeux technologiques, industriels et souverains, libres d’esprit, ouvertes sur le monde et proches du peuple. Car une élite n’est légitime que si elle sert une cause plus grande qu’elle-même : non la carrière, le statut ou la visibilité, mais le service, la responsabilité et la fidélité au bien commun incarné par la nation, la patrie et la République. C’est à cette condition que la France pourra rallumer sa mystique républicaine et redevenir une nation capable d’unir l’intelligence, le courage et le service au nom du bien commun, soit la nouvelle Athènes du XXIe siècle, phare économique, culturel et politique du monde occidental.

Nous pensons également que la puissance d’un pays ne se résume ni à sa démographie ni à sa taille. Si c’était le cas, nous serions depuis des décennies derrière l’Inde, l’Indonésie, le Brésil, la Russie, etc. A contrario, Israël, 10 millions d’habitants sur une surface inférieure à nos Pays de la Loire, est considéré comme une des dix nations les plus influentes au monde. La puissance repose avant tout sur la volonté collective et la capacité à investir dans les leviers qui feront la France de demain : le redressement démographique, la réindustrialisation, la maîtrise des technologies stratégiques, la recherche, l’intelligence artificielle, la souveraineté énergétique, l’équilibre de nos finances publiques et une défense crédible. Ce sont ces facteurs qui permettent à une nation de retrouver sa liberté d’action et de maîtriser son destin.

Enfin, nous croyons que la France est réformable parce que d’autres pays ont démontré qu’il était possible de transformer en profondeur leur État et de retrouver efficacité et confiance. Le Danemark, l’Estonie, Singapour, le Portugal ou encore l’Allemagne sont autant d’exemples de pays où des réformes structurelles ont été réussies. Il ne s’agit donc pas de revenir au passé, mais de bâtir un nouveau modèle français adapté au XXIᵉ siècle, fondé sur un État stratège, efficace, souverain, légitime et capable d’anticiper les grands défis à venir.

En définitive, ce qui nous rend optimistes, ce n’est pas une croyance naïve, mais la conviction que la France dispose encore de tous les fondamentaux nécessaires pour rebondir. Nous sommes habités par la conviction que « la puissance est avant tout une question de volonté » et que tout grand pays doit savoir se réinventer périodiquement, tous les 50/100 ans. Notre projet est précisément celui d’une refondation nationale à l’horizon 2050, fondée sur la confiance, le mérite, la responsabilité et un projet collectif capable de redonner aux Français la maîtrise de leur destin.

Depuis des décennies, chaque famille politique promet le redressement du pays et chacune explique avoir le bon diagnostic. Si, dans vingt ans, votre projet échouait malgré tout, quelle serait selon vous la cause principale de cet échec : les institutions, l’Union européenne, les élites, ou bien les Français eux-mêmes ? En d’autres termes, la France est-elle encore une nation prête à consentir aux efforts et aux sacrifices qu’exige une véritable renaissance ?

Si, dans vingt ans, notre projet devait échouer, nous ne chercherions pas un bouc émissaire unique. Les institutions, l’Union européenne, les élites et les citoyens jouent tous un rôle. Mais la cause fondamentale serait l’incapacité collective à conduire dans la durée les réformes structurelles nécessaires. Le véritable danger n’est pas tant l’erreur que la non-décision, le renoncement devant les difficultés et le retour aux habitudes qui ont conduit la France dans l’impasse actuelle. C’est précisément ce que notre projet cherche à combattre.

Notre diagnostic est que la France souffre d’abord d’un affaiblissement de ses élites et de son État. « Le chef s’assoit, les hommes se couchent ». Les élites ont trop souvent renoncé à leur devoir d’exemplarité, de responsabilité et de vision, beaucoup ne croient plus à la France, à sa puissance souveraine, tandis que l’État s’est perdu dans la multiplication des normes, des procédures et des structures, au détriment de sa mission première : fixer un cap, arbitrer et agir dans l’intérêt général. Mais cette situation n’est pas une fatalité. Elle appelle une refondation de l’État et une redéfinition de ce que doivent être les responsabilités publiques.

Quant aux Français, nous refusons de considérer qu’ils seraient la cause du déclin. Au contraire, notre projet repose sur une profonde confiance dans leur capacité à se mobiliser lorsqu’on leur propose une vision claire, cohérente et juste. L’histoire de notre pays montre que les Français savent consentir à des efforts lorsqu’ils comprennent leur utilité, que les sacrifices sont équitablement répartis et que les dirigeants donnent eux-mêmes l’exemple. La confiance est la clé de voûte de cette renaissance : confiance dans la nation, dans les territoires, dans les initiatives locales, dans le mérite, mais aussi dans le peuple lui-même à travers davantage de délibération démocratique et de participation aux grandes décisions.

Notre ambition n’est donc pas de demander des sacrifices pour préserver un système à bout de souffle, mais de proposer un nouveau contrat national. Nous reconnaissons que certaines réformes seront exigeantes, mais elles auront un sens : restaurer la souveraineté, redonner de la prospérité, protéger les plus fragiles, retrouver une administration efficace et transmettre aux générations futures un pays plus libre et plus puissant. Nous en sommes convaincus, le redressement ne passera ni par un homme providentiel ni par un slogan, mais par une révision lucide de nos règles collectives, un sursaut d’exigence et le courage d’assumer des choix.

Au fond, nous pensons que la France est encore prête à la renaissance, à condition que ses dirigeants disent la vérité, fixent un cap clair et associent pleinement les Français à ce projet. Notre pays a moins perdu la capacité de son peuple à se retrousser les manches que la perte de confiance de ce dernier en des élites qui prétendent le gouverner alors qu’elles ne font qu’administrer. Restaurer cette confiance est, selon nous, la condition indispensable pour réussir les transformations que réclame le XXIᵉ siècle, ce qui passe par un renouvellement en profondeur de la classe dirigeante qui s’est peu à peu transformée en aristocratie républicaine

Aller plus loin : https://nouvelessorfrancais.fr/

PENDANT QU'ILS VOUS CACHENT LA VÉRITÉ

Lisez ce que les autres n'osent pas écrire.

Sans publicité. Sans censure. À partir de 4,99€/mois.

Je m'abonne maintenant →
Fringue-toi chez Putsch !
🔥 Soutenir Putsch »
Putsch
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.

Il vous reste

0 article à lire

M'abonner à