Emmanuel Macron s’apprête à inaugurer un Salon de l’agriculture sans vache et sans syndicats contestataires
Le Salon de l’agriculture 2026 s’annonce sans vache ni contestation syndicale. Entre boycott des syndicats historiques et contrôle politique accru, Emmanuel Macron orchestre un show vidé de ses tensions agricoles.
Le 21 février 2026 marque une rupture sans précédent au cœur du temple agricole parisien. Emmanuel Macron s’apprête à inaugurer un Salon de l’agriculture où les grands syndicats contestataires – la Confédération paysanne et la Coordination rurale – ont choisi le boycott. Cette exclusion ne relève pas du hasard mais d’un climat délétère, nourri par la gestion désastreuse des crises sanitaires comme la dermatose nodulaire bovine et la signature controversée du Mercosur. Ces choix politiques ont précipité la fracture entre pouvoir et monde agricole.
Le mot d’ordre est clair : neutraliser toute forme de contestation. En privant le Salon de ces représentant·e·s qui font le lien réel entre les paysans et la société, Macron transforme l’événement en une vitrine déconnectée où se joue plus un spectacle institutionnel que le débat authentique. Ce Salon sans « vache » symbolise une agriculture désormais expurgée des conflits et des revendications qui la traversent. En somme, un rendez-vous policé, sans l’âpre dialogue indispensable.
Au final, ce Salon de l’agriculture 2026 sera un épisode de plus dans la saga d’une politique agricole verrouillée, où l’opposition est marginalisée et la parole paysanne muselée sur l’autel du libre-échangisme européen. Emmanuel Macron privilégie comme à son habitude le marketing présidentiel et la communication potemkine au détriment d’une agriculture vivante, conflictuelle mais essentielle. En isolant la contestation, il condamne le Salon à l’insignifiance, oubliant que la vitalité du monde agricole se mesure à sa capacité à bousculer les certitudes. Le vrai débat, celui que les agriculteurs réclament, restera encore une fois à la porte.
Macron inaugure un Salon sans vache ni syndicat, mais surtout sans avenir pour l’agriculture française qu’il rêve de voir secrètement disparaitre.