
Maitre David Guyon: « C’est sous la pression médiatique et acculée par les médias, que la société CITROEN décide à la hâte de procéder à un rappel des airbags défectueux »
Maître David Guyon, avocat au barreau de Montpellier, mène une action collective contre Citroën pour les airbags défectueux Takata. Dans cette interview, il dévoile les obstacles juridiques, la gestion chaotique des rappels et les démarches pour obtenir des indemnités, soulignant l’importance de l’union des consommateurs face à une telle négligence industrielle.
Quels sont les principaux obstacles juridiques que vous anticipez dans la procédure contre Citroën, compte tenu de l’histoire et de la complexité du scandale des airbags Takata ?
Le plus difficile dans le scandale des airbags TAKATA a été de pouvoir démontrer l’existence de cette défectuosité et le risque de celle-ci sur la vie humaine.
Pour rappel, depuis 2008, des airbags défectueux de la marque TAKATA ont causé un scandale majeur, éclatant en 2013. En 2016, sous la pression des autorités américaines, TAKATA a reconnu ses fraudes et accepté d’indemniser les constructeurs automobiles. En 2017, TAKATA a fait faillite, entraînant des rappels massifs de véhicules et de nombreux décès et blessures.
Fin 2023, deux décès en France hexagonale sont liés à ces airbags. En mai 2024, Citroën a ordonné un arrêt de conduite (STOP DRIVE).
Surtout, un documentaire …