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Loi de bioéthique : le gouvernement poursuit le débat, les opposants à la PMA pour toutes protestent

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Alors que la France lutte encore contre la pandémie de Covid-19, le projet de loi arrive à l’Assemblée Nationale en deuxième lecture. Il contient des dispositions qui pourraient changer radicalement la société, mais le gouvernement a décidé d’avancer à marche forcée en réservant seulement 25 heures de débat parlementaire pour l’examen du texte.

C’est un projet de loi qui pourrait autoriser la PMA (Procréation Médicalement Assistée, ndlr) pour toutes les femmes mais aussi faciliter l’accès aux origines pour les enfants nés par procréation médicalement assistée. Le texte examiné par les députés contient aussi une ouverture à la technique dite ROPA, qui signifie «réception de l’ovocyte par le partenaire », ainsi que l’élargissement du diagnostic préimplantatoire à la recherche d’anomalies chromosomiques.

Son contenu est donc très important. Cependant l’exécutif a choisir d’accélérer afin de parvenir à une approbation le plus rapidement possible alors même que les députés ont présenté 2.300 amendements. Il faut rappeler aussi qu’au mois de février, le Sénat avait réécrit une partie du projet de loi afin de limiter le remboursement par la Sécu à la seule PMA ayant un « caractère médical ».

Parmi les opposants au projet de loi, Alliance VITA dénonce « la manipulation du vivant incluse dans ce projet de loi bioéthique« .

Toujours selon l’association l’approbation de ce texte autoriserait « l’intensification du diagnostic prénatal en vue de sélectionner davantage les êtres humains sur des critères génétiques ; l’aggravation du bébé médicament, qui suppose un double tri des embryons en vue de faire naître un enfant sélectionné pour utiliser ses cellules, dans l’objectif de soigner un frère ou une sœur ; le financement par la sécurité sociale de la procréation médicalement assistée pour les femmes, à deux ou célibataires, sans mobile médical d’infertilité, assorti d’un bouleversement complet des règles de filiation conduisant à la fabrication d’enfants délibérément privés de père ; la création d’embryons chimères homme-animal par adjonction de cellules souches issues d’embryons humains à des embryons d’animaux ; la fabrication d’embryons humains transgéniques« .

Parmi les personnalités favorables au projet de loi figure le « père » du bébé-éprouvette : le professeur René Frydman. Interviewé par nos confrères de Franceinfo, le professeur s’est dit favorable « pour une participation financière de tout le monde, hétérosexuels et homosexuels » souhaitant avoir un enfant et faisant recours à la PMA. Le professeur Frydman a précisé que cette participation devrait être « à hauteur des revenus ». Ainsi on pourrait « favoriser la recherche » a-t-il ajouté. Au sujet de l’examen préimplantatoire, le gynécologue-obstétricien a précisé toujours sur Franceinfo qu’il faudrait « la liberté aux gens de faire ou ne pas faire ». Pour finir, le professeur Frydman a confirmé être favorable à la PMA post-mortem. L’avocate Caroline Mecary, interviewée en 2018 par Putsch est également favorable au projet;

 


 (Photo à la une réalisée par Picsea sur Unsplash)

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