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(Vidéo) BFMTV critiquée par le Conseil de déontologie journalistique, la chaîne ne répond pas

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Voilà un premier avis qui prend de l’ampleur. Le Conseil de déontologie journalistique et de médiation, crée en 2019 pour répondre à la crise de confiance du public envers les médias et aux tentatives de manipulation de l’information, a rendu un avis sur l’entretien de Juan Branco dans l’émission Bourdin Direct sur BFM TV, menée par Apolline de Malherbe le 17 février dernier.

« Plus on vous entend et plus on se demande si Piotr Pavlenski n’est pas l’exécutant et vous le manipulateur » lancé par Apolline de Malherbe en toute fin d’émission, avait suscité une vague d’indignation, assertion à laquelle Juan Branco n’avait pu répondre pendant le direct.

Le CDJM a été saisi par 23 personnes suite à cette diffusion pour plusieurs motifs détaillés dans l’avis sur les saisines : l’absence d’objectivité et d’impartialité, animosité et agressivité, non-respect de la véracité des faits et non-respect du contradictoire. On rappelle que Juan Branco défendait l’artiste russe Piotr Pavlenski dans l’affaire de vidéos dévoilées qui avait contraint Benjamin Griveaux à se retirer à la course à la Mairie de Paris.

Le CDJM a rappelé dans son premier avis du 5 mai 2020 que « les entretiens journalistiques ne sont pas des interrogatoires policiers. Or, dans le cas présent, la sélection des faits invoqués par la journaliste, sa manière de poser des questions, le choix des termes qu’elle utilise (‘instigateur’, ‘manipulateur’…), sa propension à impliquer à tout prix l’avocat dans la commission des faits reprochés à son client contredisent l’exigence d’impartialité».

Lire l’avis du 5 mai 2020 du CJDM

Le CDJM a motivé son avis dans les termes suivants, adopté en réunion plénière du 5 mai 2020 : « l’ensemble de l’entretien avec M. Juan Branco témoigne d’une partialité envers l’interviewé qui dépasse la liberté d’investigation journalistique, et la dernière phrase prononcée par Mme Apolline de Malherbe ne respecte pas les règles déontologiques concernant les accusations sans preuve et le défaut d’offre de réplique».

Le Conseil de déontologie journalistique et de médiation indique que par courrier du 10 mars, le CDJM a informé BFMTV, en la personne de sa directrice de la rédaction, de ces saisies, avec copie à Mme Apolline de Malherbe. A ce jour, aucune réponse présentant la position de BFMTV n’est parvenue au CJDM.

( capture d’écran en Une du compte Twitter Brèves de Presse )

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