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Emmanuel Macron et l’ouverture des écoles le 11 mai contre l’avis du Conseil scientifique

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Alors que le chef de l’Etat et son gouvernement se sont abrités pendant de longues semaines derrière « l’expertise » du Conseil scientifique, les recommandations semblent avoir changé ces derniers jours et la boussole avec.

Dans cette période nébuleuse d’un déconfinement progressif à la carte du 11 mai, le Conseil scientifique a proposé de renvoyer les enfants dans les écoles pour septembre. Emmanuel Macron en a décidé autrement le13 avril dernier, et a annoncé un retour progressif dès le 11 mai, ce à quoi le Conseil scientifique a « pris acte » de la décision politique.

« Le Conseil scientifique a pris acte de la décision politique de réouverture prudente et progressive des établissements scolaires à partir du 11 mai prenant en compte les enjeux sanitaires mais aussi sociétaux et économiques« , a réagi le Conseil scientifique, présidée par le professeur Jean-François Delfraissy, dans une note publiée du 24 avril et publiée samedi 25 au soir où il est précisé les modalités de réouverture. ( Note du Conseil scientifique à consulter en ligne )

De plus Emmanuel Macron avait, dans un tweet du 12 mars dernier, justifié la fermeture des établissements scolaires « pour protéger et freiner la propagation du Covid-19 : dès lundi et jusqu’à nouvel ordre, les crèches, les écoles, les collèges, les lycées et les universités seront fermés ».

Depuis nouveau changement de cap ou énième tergiversation, suite à l’annonce d’une ouverture progressive dès le 11 mai, l’Elysée s’est ravisé et a fait savoir que ce retour à l’école se ferait finalement sur la base du volontariat.
Et il n’est pas certain que sur « cette base de volontariat » s’agrège la bonne volonté des publics les plus exposés au décrochage scolaire alors que de nombreux parents ont déjà décidé de garder leurs enfants à domicile. Il est légitime de penser que c’est une stratégie de retour au travail qui ne dit pas son nom où l’éducation et le décrochage scolaire sont utilisés à titre d’alibis.

 

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