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Avec « Paris-Saint-Denis » Paul Besson décrit avec dérision et humanité la vie dans le 9-3

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Il ira loin, Paul Besson. Son premier roman est un coup de maître. Il a l’œil, un ton, du style et une sacrée dose d’humour. Un petit côté modianesque par sa passion des rues et des ruelles obscures.

« Tout est affaire de décor, changer de vie, changer de corps », comme disait Aragon. Son double a vingt-neuf ans. En Master 2 de philo, il écrit des chansons, a joué dans des pièces de théâtre et « vivote » grâce à papa-maman et en donnant des cours de musique. Fume trop, boit trop, un peu « bordélique ».

L’opposé de sa copine, Carine, juriste, organisée, sobre et sportive. Un soir de réveillon, Paul et Carine décident de trouver un appartement où vivre ensemble. Le début d’une course d’obstacles : se loger à Paris, une gageure. Direction Saint-Denis. L’occasion de découvrir un monde qui vit la nuit, de nous raconter ses aventures cocasses : un dealer de crack lui sauve la vie, un coiffeur virtuose lui apprend à se taire, une caissière lui enseigne la patience…

Ce « journal sur son bonheur à Saint-Denis », reflet d’une génération qui veut vivre ses passions, révèle un auteur talentueux : phrases courtes, enlevées, sens du détail, une certaine dérision et beaucoup d’humanité.

 


« Paris-Saint-Denis »
de Paul Besson – Editions JC Lattès
200 pages – 18 Euros

 


(crédit image à la une : couverture de « Paris Saint-Denis – ©Ed. Jc Lattes)

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