Arnaldur Indridason : Pécheurs d’Islande
Des galipettes nocturnes dans un cimetière d’Islande: une transgression anodine, sauf que le corps d’une adolescente nue repose sur le tombeau du héros national.
L’enquête d’un tandem de flics, aux motivations dissemblables, peine à démarrer. Tout de même, des éléments se dégagent, qui orientent vers un promoteur immobilier peu scrupuleux, un baron de la drogue doublé d’un proxénète, une région socialement sinistrée, une jeunesse qui a perdu ses repères. Ce roman noir émane d’un écrivain né à Reykjavik (1961), très populaire dans son pays.
Le Sunday Times le classe parmi les 100 plus grands écrivains du monde depuis 1945. Un palmarès n’engage que ceux qui y croient. L’économie de moyens de ce récit, l’art de se hâter lentement vers l’épilogue et la percussion qui en résulte inclinent à prendre Indridason au sérieux.
« Les Roses de la nuit », Arnaldur Indridason, Métailié, 247 pages, 21 euros
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