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Blocage de la distribution du journal « Le Point » : Matteo Salvini répond !

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Dans les kiosques de Paris, Bordeaux, Lyon et d’autres grandes villes de France, la dernière édition de l’hebdomadaire « Le Point » n’était pas disponibles, ainsi que celle de « Valeurs Actuelles » ou encore de « Paris Match ».

Cette absence des kiosques est due au blocage mis en œuvre par le SGLCE (Syndicat général du livre et de la communication écrite, membre de la CGT) qui proteste contre la réforme de la distribution de la presse. Le 17 mai sur son compte Twitter, la CGT Tui (représentant la centrale auprès des salariés de ce tour opérateur) s’était félicitée pour le blocage de l’hebdomadaire qui faisait sa couverture avec Matteo Salvini, définit comme un « facho d’opérette ».

 

 

Le ministre italien de l’intérieur et vice-premier ministre, a répondu par un tweet aux propos de cette section de la CGT. «C’est fou ! Le Point, l’un des principaux hebdomadaires français, me dédie la couverture et la CGT, syndicat de gauche, veille à ce que le journal soit bloqué dans les kiosques d’une vingtaine de grandes villes, dont Lyon, Nantes, Marseille, Bordeaux, Montpellier.»

 

 

La réaction des titres censurés par la CGT ne s’est pas fait attendre. La rédaction de Paris Match – dont la couverture était consacrée aux commandos tués en Burkina Faso pour libérer des otages – a défini ce blocage comme « un acte inqualifiable ». Étienne Grenelle, directeur de la publication du Point a écrit dans un édito sur le site de l’hebdomadaire : «les militants cégétistes ont opéré eux-mêmes une sélection – disons-le, une discrimination – entre les titres. De quel droit ? La liberté de la presse est-elle désormais à la merci de la commission de censure de la CGT ?»

Mais Didier Lourdez – secrétaire général du SGLCE – a expliqué à Libération «Ce n’est absolument pas le cas. Nous n’avons jamais fait cela. Et d’ailleurs, Marianne aussi a été bloqué, ce qui est la preuve qu’il ne s’agit pas de ciblage politique».

La prise de position du leader du SGLCE est très importante mais ce blocage est un acte violent qui a privé les citoyens de leur droit à la pluralité de l’information. Ce blocage de la distribution des trois hebdomadaires, rappelle un fait similaire. En mars 2018 des militants turcs pro-Edrogan avaient arraché des affiches de la une du Point ldes vitrines de certains kiosques près d’Avignon.

 


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(crédit photo à la une : ©Le Point)

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