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Gilda Piersanti : L’art de fustiger l’impatience du lecteur

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La plus parisienne des Italiennes est de retour avec le récit d’une manipulation noire et destructrice.

Lorenzo incarne ces dilettantes aériens auxquels tout réussit. Son parcours professionnel est enviable, son couple est délicieusement harmonieux, ses enfants l’adorent. Trop beau pour être durable ? Sinon, pourquoi l’évoquer dans un polar ?

Les gens heureux n’ont pas d’histoire est un axiome pour écrivains qui renâclent devant l’obstacle de la page blanche. Lorenzo rencontre au bar d’un hôtel la capiteuse Laura, son amour de jeunesse. Une liaison inoubliable et pour cause : il a failli en mourir, lorsque son meilleur ami la lui a subtilisée. Prévert assurait que le hasard ne frappe pas par hasard. Lorenzo n’en a cure, tant la magie opère à nouveau.

La quatrième de couverture est d’avis qu’une femme fatale ne revient jamais pour réparer ses fautes mais pour continuer son œuvre de destruction. Mais si, dans l’intervalle, Lorenzo avait lu Machiavel ou DSK ? Gilda Piersanti annonce tôt qu’il y aura de la casse. L’art de fustiger l’impatience du lecteur ou le risque d’ôter à l’intrigue une part de son charme ? L’ombre de Dante Alighieri plane sur le treizième roman de celle dont l’œuvre a fait la part belle à la Ville éternelle.

Ils ont tous paru chez le même éditeur. Le précédent, distingué par le Prix des lecteurs Quais du Polar/ 20 minutes 2018 avait pour titre L’Illusion tragique. Il eut convenu à celui-ci.

 


« Un amour parfait »
de Gilda Piersanti, Ed. Le Passage
285 pages – 19,50 euros

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