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Football : Faut-il siffler les arbitres ?

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29 nov. 2018 – Football – Classement Mondial FIFA masculin. … Rang, Equipe, Points. 1, Belgique, 1727. 2, France, 1726. 3, Brésil, 1676 … Au vu de ce classement, on imaginerait que tout va pour le mieux dans le monde du ballon rond, de Quiévrain à Quiévrechain. Et pourtant.

Le football belge doit se dépêtrer d’une vaste affaire de corruption sans précédent. Agents, dirigeants, joueurs, arbitres, journalistes : s’ils n’en meurent pas tous, tous en sont frappés. En France, pays pragmatique, on noie le poisson sous le masque du fair play financier. Oui, mais un bouc émissaire ferait diversion plus commode. On a trouvé ce pelé, ce galeux d’où viendrait tout le mal : l’homme en noir. Il est vrai que les chevaliers du sifflet ont tendu le bâton pour les frapper. Deux cas de figure sont auscultés par le VAR journalistique : le match Barcelone-PSG du 08 mars 2017 et la sortie peu glorieuse d’un referee élu par ses pairs meilleur arbitre de Ligue 1.

Fabrice de Cheverny affirme que ce Barcelone-Paris-Saint-Germain constituerait « le plus gros scandale d’arbitrage de l’histoire du football moderne ». Images à l’appui, il l’autopsie sans langue de bois, sous forme d’un entretien entre plusieurs spécialistes du football. Passion, aveuglement, mauvaise foi, humour potache, indignation : toute la panoplie du commentaire défile, y compris l’une ou l’autre phrase culte empruntée à l’angélisme politique (je vous le dis les yeux dans les yeux).

 

Fabrice de Cheverny affirme que ce Barcelone-Paris-Saint-Germain constituerait « le plus gros scandale d’arbitrage de l’histoire du football moderne ». Images à l’appui, il l’autopsie sans langue de bois, sous forme d’un entretien entre plusieurs spécialistes du football.

 

Une constante se dégage : l’immunité arbitrale dont le Barça bénéficierait lors des grands rendez-vous. Il est vrai qu’au Camp Nou, on pense football 24 heures par jour, pour preuve Lionel Messi a même voulu dribbler le fisc…

On attend d’un arbitre de haut niveau qu’il soit autoritaire sans se montrer tyrannique et fasse preuve de sérénité sans verser dans la zénitude. Le jour où Tony Chapron a voulu cisailler un joueur de Nantes, écopant d’une suspension de six mois, il perdu le crédit accumulé pendant quatorze années de carrière professionnelle. Dans un stade, on trouve autant d’entraîneurs et d’arbitres qu’il y a de spectateurs. Le droit à l’erreur relève de la tolérance zéro. Carton rouge définitif, dans le cas de M. Chapron. Plus de sifflet, mais la liberté et la rage d’enfin dire leurs quatre vérités au foot-business, à l’arbitrage (soumission, mutisme face aux diktats), aux présidents de clubs (leur paranoïa), aux entraîneurs (des personnalités comme la langue d’Esope) et aux joueurs (caprices et refus de l’autorité).

 

 

Un métier qui vaut parfois à ceux qui l’exercent de quitter la scène sous protection policière, mais pas pour les soustraire à l’amour de leurs fans. Sous les huées ou les louanges, le rouleau compresseur médiatique, la carapace d’impassibilité, bat le cœur d’un homme. C’est ce que Tony Chapron a envie de vous dire.

« Remontada, le débrief », Fabrice de Cheverny, Amphora Investigation. 14,95 €
« Enfin libre ! – itinéraire d’un arbitre intraitable », Tony Chapron, en collaboration avec Patrick Lafayette. Arthaud. 19€

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