Jean-René Palacio : « On essaie de garder l’esprit du jazz tout en l’ouvrant vers d’autres sonorités, c’est l’idée même du Monte-Carlo Jazz Festival »

Diversité et tradition. Ce sont les deux fils conducteurs de la 13ème édition du Monte-Carlo Jazz Festival qui se déroulera dans la Principauté de Monaco du 13 novembre au 2 décembre 2018. Putsch a interviewé le directeur de cet événement international.

propos recueillis par

Quel est le secret de la longévité de ce festival ?

Ce festival se déroule dans un cadre extraordinaire, exceptionnel, ce qui donne une raison au public de venir découvrir les concerts dans un lieu intimiste qu’ils apprécient, une programmation que l’on ne voit pas forcément dans les festivals d’été.

Vous misez beaucoup sur la diversité, sans oublier les « fondamentaux » du jazz. Est-il facile d’assurer cette ligne  sans dénaturer la tradition du jazz ? Est-ce une sorte de défi ?

Je pense que la programmation telle qu’elle est faite aujourd’hui permet justement, en s’ouvrant vers d’autres styles musicaux, d’ouvrir le jazz au public le plus large possible. C’est ce qui permet de découvrir des nouveaux talents et d’attirer un public nouveau qui ne vient pas forcément pour l’un des artistes présenté le soir. C’est une alchimie entre l’actualité du jazz, sa modernité et les découvertes qui font le succès de ce festival.

Pensez-vous que votre festival permet de transmettre, de façon décomplexée, la passion du jazz à des novices et aux jeunes générations ?

Absolument. C’est le but. Le festival permet à des jeunes générations de découvrir les nouvelles tendances du jazz. C’est pour cela que l’on recoupe des publics nouveaux en programmant par exemple Marcus Miller et Selah Sue, l’idée est de toucher deux publics très différents.

En ce sens, avez-vous  pensé à la possibilité d’inviter les artistes à participer à des « master classes » auprès des enfants, des collégiens et des lycéens ?

C’est un projet que nous avons pour 2020 avec l’Académie de musique de Monaco.

A l’affiche de l’édition 2018 on retrouve des artistes très hétéroclites … Boy George,  Benjamin Biolay… Cela a-t-il été facile de les convaincre de participer à un festival jazz ?

Oui, c’est d’ailleurs ce qui fait notre ouverture. Culture Club, c’est bien loin du jazz mais c’est aussi proche de la musique Jamaïcaine et du reggae. Le jazz s’intéresse à toutes les musiques car il est très ouvert. Pour Benjamin Biolay, il se produira dans une version très acoustique, très bluesy. On essaie de garder l’esprit du jazz tout en l’ouvrant vers d’autres sonorités, c’est l’idée même du Monte-Carlo Jazz Festival.

Que représente le Monte-Carlo Jazz Festival pour la Principauté  ? Et pour le milieu du jazz international ?

Pour la Principauté, c’est un événement important dans la saison culturelle. C’est aussi, au niveau international un des grands événements jazz de la saison d’hiver, au même titre que le London Jazz Festival.

Pour l’édition 2018, le public doit se préparer à des surprises … Quelques indices ?

La surprise c’est le retour de John McLaughlin pour un concert unique à l’Opéra Garnier, accompagné d’un invité prestigieux. Pour les surprises, elles seront essentiellement sur scène !

 

 


Informations

Monte-Carlo Jazz Festival 2018
du 13 novembre au 2 décembre 2018
Opéra Garnier Monte-Carlo
Retrouvez toutes les informations dans l’article de Putsch

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