Lisa Barel : « De l’odeur de l’encre », un roman ardent et bouleversant

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Originaire de Rennes, cette musicienne pop-folk à la voix veloutée, a écrit les paroles et composé un album éponyme produit par Tôt ou tard/ Warner (2001), puis publié un premier roman, L’Everest au plafond (2006).

Ce roman subtil est construit en une alternance de confidences à la première personne d’une jeune femme à fleurs de peau, traumatisée par son enfance, de lettres à son amant et de récits de la narratrice. Au fil des séjours à l’hôpital psychiatrique où elle se rend à vélo, elle se confie à Nadine, l’infirmière, à un malade comme elle, Oscar. A la fois forte et fragile, elle se bat contre ses démons.

La force de ce roman réside dans la grâce et la poésie qui se dégagent des moments de tous les jours à l’hôpital, de l’évocation des souvenirs d’Henri, l’homme dont la narratrice est amoureuse. Une manière d’humaniser la folie, d’entrer dans la logique apparente d’une femme qui cache, ce que l’on apprend à la fin, une criminelle. Ardent, bouleversant.

De l’odeur de l’encre, de Lisa Barel (Editions du Serpent à plumes – paru le 7 juin)

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