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Nolwenn Leroy : Gemme, un retour pop lumineux

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Par JC Mary – Après le succès des albums « Bretonne » et «Ô filles de l’eau» Nolwenn Leroy fait son grand retour pop avec « Gemme ».
Autant dire que cet album fait figure de soleil printanier au milieu de la production grisâtre qui sort ces jours-ci.

« Gemme » marque le grand retour à la pop de Nolwenn Leroy marqué par des sonorités anglo-saxonnes que l’on trouvait déjà dans son second album « Histoires naturelles » produit par Laurent Voulzy. A l’évidence, on sent la chanteuse obsédée par la magie, l’émotion que procure l’écoute d’une chanson, tout autant que le son ou le concept même d’un album. Sur des accords d’accord de piano et de délicats pizzicatos de cordes, l’album débute l’émouvante déclaration d’amour « Gemme » et se conclut en douceur acoustique sur le mélancolique « Stephen ». On l’a vite compris : la chanteuse est retournée vers un monde musical plus contemporain. Exit les racines bretonnes et celtiques, on découvre un répertoire synth pop lyrique où se mêlent émotion et gravité. Produit à Londres par Jamie Ellis (The 1975, Chapel Club, The Rifles, Alex Clare), cet album révèle des titres élégants et racés, des compositions mâtinées de claviers synthétiques de cordes qui raviront à coup sûr les fans d’ »Histoires naturelles ». Au fil des écoutes, on ouvre les portes de ces chansons exigeantes avec un bonheur non feint. Les arrangements sont lumineux comme « Bien plus précieux », ce titre dont les vocalises rappellent Florence & The Machines ou Enya mais peuvent être parfois ensorcelant «Ce que je suis » ». Les chansons peuvent être introspectives « Pourtant », mais finissent par éclater en couleur sur le très folk « Trace ton chemin ». De bout en bout, ce timbre de voix unique est toujours aussi aérien et fascinant.

Autre changement, Nolwenn Leroy co-signe les textes et c’est la deuxième bonne surprise : les mots se fondent parfaitement aux mélodies avec une certaine pudeur qui caractérise l’univers décalée romantique de l’artiste. Si l’univers et le ton sont toujours un peu mélancoliques, soulignons que deux titres nous remontent à la surface comme deux bonnes bouffées d’oxygène. D’abord « Run It Down » et « l’Ankou », chansons littéralement envoûtantes avec leurs basses ondulantes, ces sonorités électroniques ambient, ces cordes obsédantes qui viennent en contrepoint. Bref, ces 11 nouvelles chansons sont une vraie réussite et confirment tout le bien que l’on pensait déjà de Nolwenn.

Nolwenn Leroy  » Gemme »

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