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Le 36 : l’antre mythique de la police parisienne

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Par Marc Emile Baronheid – Outre l’omniprésence du temple parisien de la famille poulaga, un autre parallèle est possible, entre l’opus d’Ingrid Astier et le récit historique consacré par Patricia Tourancheau à l’antre mythique de la police parisienne une traque opiniâtre.

Une romance d’insaisissables. Là un cambrioleur époustouflant, là un introuvable tueur en série que les policiers pistent depuis une éternité. C’est dire la dimension romanesque de la reconstitution minutieuse de la petite faits-diversière devenue référence autoritaire en matière de police et de banditisme sur plusieurs fronts criminels.
Le fil d’Ariane est rouge sang, gorgé d’ADN accablant ou étincelant, riche en héros d’hier et d’aujourd’hui, passionnant comme peu de polars. Si tout est vrai, toute nostalgie et toute honte bues, le catalogue du quotidien n’est pas près de se figer. Francis le Belge, la Rouquine, Gainsbourg, Madame Claude, Madame Simone et même un vrai commissaire Mégret ne sont que la partie émergée d’un inventaire à la Prévert que Simenon lui-même n’avait pas imaginé.
Le bureau de Jules Maigret, l’escalier aux 148 marches, l’apport essentiel de Bertillon, les nombreux anciens partant pantoufler dans le privé seront bientôt orphelins du 36, puisque poulets et faisans sont sur le point de déménager du 36 vers les Batignoles. La basse-cour se fait la malle. « Caltez volaille ! » titrait Ange Bastiani en 1962.

« Le 36 – Histoires de poulets, d’indics et de tueurs en série », Patricia Tourancheau, Seuil. 22,50 euros

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