Leçon n°1 : être en accord avec soi-même

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Par Mélina Hoffmann – bscnews.fr/ « […] Tant que nous n’avons pas renoué avec ce qui vibre à l’intérieur, nous sommes réduits à un rôle, un chiffre, un numéro, un bon exécutant ; c’est oublier que notre plus grande souffrance ne vient pas de ce que nous avons ou de ce que nous n’avons pas, mais de ce que nous ne sommes pas. Nous ne pouvons pas être libres dans le déni de qui nous sommes et c’est peut-être cette liberté qui nous fait tellement peur.  »

Etre soi-même, cela sonne comme une évidence. Quoi de plus complexe pourtant, de plus effrayant parfois, que cette rencontre avec soi ? Tout un apprentissage à faire en réalité. Un apprentissage nécessaire si l’on veut s’épanouir dans une vie qui nous ressemble, loin du chemin que nous a plus ou moins consciemment tracé notre entourage proche, nos parents, la société, l’environnement dans lequel nous avons grandi et sur lequel nous avançons machinalement. Une fois adulte, il nous faut en effet faire le tri, nous libérer de nos rôles et reprendre en main les rênes de notre vie. Une entreprise difficile dans la mesure où elle implique de nous aventurer hors de notre zone de confort, et d’aller parfois à l’encontre de la volonté de nos proches et des espoirs qu’ils avaient fondés en nous. Etre en accord avec soi-même et ses désirs profonds est l’une des conditions – si ce n’est LA condition – essentielles au bonheur.
« Nous ne vivons pas en fonction de la conscience que nous avons de nous, mais dans l’idée de nous faire apprécier par ceux qui nous entourent. Cela nous rend d’une part dépendant du désir des autres et d’autre part, nous rend prisonnier de toutes sortes de séductions qui nous coûtent la vie. »
Sarah Sérievic nous invite à nous poser des questions essentielles pour retrouver le chemin de nos propres besoins et désirs. Elle nous fait partager son expérience de thérapeute au gré de situations vécues avec ses propres patients, mais aussi au travers d’expériences plus personnelles. Des situations toujours très révélatrices et symboliques qui illustrent parfaitement l’esprit de ce livre.
Elle insiste sur la nécessité de prendre régulièrement du recul face aux évènements de la vie afin d’en tirer les meilleurs enseignements, mais aussi sur l’importance de la thérapie qui permet de libérer notre esprit d’émotions bloquées dans notre subconscient. Par le biais d’exercices de réflexion, l’auteur nous invite à nous réapproprier nos émotions, à décoder nos sensations, à exprimer notre ressenti, à modifier le regard que nous portons sur les choses et à développer des pensées positives. Savoir tirer le positif de chaque situation permet de les rendre constructives, de transformer les échecs en expériences, sans quoi ils reviendront sans cesse parasiter notre vie et nos relations avec les autres. Elle nous apprend beaucoup sur notre propre personnalité, nos peurs, nos désirs, sur les vertus thérapeutiques de l’amour aussi.
« On ne peut pas être absent de soi-même et présent aux autres ».
L’amour, la confiance, le respect, l’estime que nous offrons à l’autre ne peuvent être authentiques que si on les ressent d’abord sincèrement pour soi. Ce cheminement vers soi demande de la persévérance et de nombreuses prises de conscience. Il demande aussi d’oser, oser s’aventurer vers l’inconnu et ces zones non encore explorées de notre être profond, oser ne plus répondre à certaines attentes de notre entourage ou de la société, oser aimer et dépasser nos peurs. Mais cela en vaut la peine si l’on souhaite mener une vie harmonieuse, en accord avec nos valeurs et désirs profonds. Car le bonheur n’est pas dans le paraître, la possession ou le regard des autres. Le bonheur est enfoui en nous, sous toutes ces choses qui nous sont finalement extérieures.

Sarah Serievic
Rompre avec nos rôles
Editions Souffle d’or
170 pages
Prix : 14,20 €

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