« Un Pied au paradis » de Ron Rash : pour le repos de leurs larmes
Tout a commencé par une visite au docteur Wolkins. Il a lancé de par dessus son microscope : « Je ne trouve pas un seul spermatozoïde vivant ». Le trajet de retour à la maison est long, triste et silencieux pour le couple Holcombe. La honte. Sur elle, de jamais être femme ; sur lui, Billy, que la polio avait châtré, de pas pouvoir être père.
Depuis cette visite à la ville, il pèse sur la maison « comme un drap mortuaire ». Billy au champ, sa femme à la maison, à préparer les repas. Toujours moins de gestes entre eux, toujours moins d’amour. Et cette « malédiction du sang » qui chaque mois s’écoule comme un …