Blacklistés, les comédiens Pauline Cassan et Philippe de Monts choisissent d’être financés par le public
Vingt ans de théâtre, de cinéma et de télévision, puis la rupture. Philippe de Monts et Pauline Cassan, révélés au grand public par les sketchs de Laurent Firode réunis sous le titre « Les Films à l’arrache », publient une lettre ouverte dans laquelle ils annoncent deux créations financées hors circuits publics. Le premier de ces projets, un seul-en-scène intitulé « Mon magnifique », traite de la présomption de culpabilité et des dérives du mouvement #MeToo. Le second est un podcast hebdomadaire.
Le couple, à la ville comme au travail, décrit dans sa lettre le prix payé pour avoir accepté de jouer dans les sketchs de Laurent Firode, dont certains cumulent plus d’un million de vues sur les réseaux sociaux, comme « Je suis de gauche » ou « Amour & Politique » et ses 1,9 million de vues. Ils écrivent : « Évidemment, les répercussions professionnelles et donc financières ne se sont pas fait attendre, vous vous en doutez bien : ostracisation, diffamation, menaces, discrimination, etc. »
L’énumération est sèche, sans plainte, sans emphase. Elle décrit un mécanisme connu de tous ceux qui travaillent dans le spectacle vivant et l’audiovisuel français, où la sélection des talents s’opère aussi sur des critères …
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