(Vidéo) Hantavirus : « Bercés trop près du mur », le sénateur Jomier s’en prend aux « anti-vax»

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Mercredi 13 mai 2026, au Sénat, lors des questions d’actualité au gouvernement, Bernard Jomier (Place Publique, Paris) a tenu des propos très vindicatifs à l’endroit de nombreux Français qui se posent des questions bien souvent légitimes. Le sénateur, médecin de formation, a affirmé qu’il existait des « anti-vax » face à l’hantavirus, virus pour lequel aucun vaccin n’existe.

« La désinformation en santé a refleuri instantanément. Les anti-vax sont à la manœuvre. Oui, il y a des anti-vax alors qu’il n’y a pas de vaccin sur les antivirus. Les anti-vax ont vraiment été bercés trop près du mur ! », a lâché l’élu en séance publique.

L’invective vise, depuis l’hémicycle de la chambre haute, une fraction de la population française au sujet d’un produit qui n’existe pas encore. Le procédé est connu : disqualifier d’abord, débattre ensuite. Bernard Jomier avait déjà, en 2021, cosigné avec Patrick Kanner une proposition de loi instaurant la vaccination obligatoire contre le Covid-19, et y avait fait ajouter par amendement une amende de 135 euros pour refus de vaccination. Texte rejeté par le Sénat le 13 octobre 2021. La séquence sanitaire 2020-2021 n’a manifestement laissé chez le sénateur aucune retenue à l’égard de la coercition.

La réponse de la ministre de la Santé Stéphanie Rist prolonge la pente. L’élue Renaissance annonce la création d’« une sorte de task force efficace d’experts scientifiques » chargée d’identifier les « fausses informations » et de réagir « de façon coordonnée, de manière massive » pour les arrêter. La formulation calque celle des cellules de communication déployées pendant la crise du Covid-19, et jamais évaluées dans leurs dérapages.

Bernard Jomier a également visé l’Université d’Aix-Marseille, qu’il juge « parfois complice » du harcèlement supposé de chercheurs, en référence aux anciens collaborateurs de Didier Raoult. Le mot, lourd, a été lâché publiquement, sans pièce produite, sans procédure citée, sans plainte recensée, sans procès tenu, sans contradictoire ouvert. L’établissement, déjà secoué en novembre 2024 par la saisine de sa propre commission de déontologie sur l’expression des agents sur les réseaux sociaux, voit son nom jeté dans l’arène par un parlementaire.

Le projet d’observatoire de la désinformation en santé annoncé par Stéphanie Rist doit être précisé dans le cadre du prochain projet de loi de financement de la Sécurité sociale, dont le dépôt à l’Assemblée nationale est attendu à la mi-octobre 2026.

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