Kyria Gay, visage d’une paysannerie qui résiste et qu’on étrangle
Il y a des larmes qui disent plus long qu’un rapport parlementaire. Celles de Kyria Gay, filmées cette semaine dans un champ en Ariège, valent tous les livres blancs sur la souveraineté alimentaire jamais pondus par la République. La cheffe de La Table de Gaya, ferme-auberge nichée à Montjoie-en-Couserans, appartient à cette génération de paysannes qui n’ont pas choisi l’agriculture pour toucher la PAC : elles l’ont choisie pour refuser un modèle. Produire hors chimie, hors subvention, hors dépendance. Et surtout : penser ce qu’elles font, le dire publiquement, assumer une parole. C’est précisément ce qui coûte à Kyria Gay, aujourd’hui, la survie de son exploitation qu’elle tien avec son époux.
PENDANT QU'ILS VOUS CACHENT LA VÉRITÉ
Lisez ce que les autres n'osent pas écrire.
Sans publicité. Sans censure. À partir de 4,99€/mois.
Je m'abonne maintenant →Son compte bancaire professionnel a été gelé. Sa cagnotte française de soutien a été bloquée dans la foulée sans compter les poursuites dont fait l’objet son exploitation. Et la ferme qu’elle fait tourner avec son mari Emmanuel Gay, à la lisière des Pyrénées, s’enfonce méthodiquement dans l’asphyxie. La formule qu’elle emploie face caméra tient en sept mots : « On est en train de couler. » Le reste relève du témoignage clinique d’une jeune productrice que la machine administrative française est en train d’achever au ralenti alors …
Réservé aux abonnés.
Interviews interdites ailleurs. Analyses de fond. Vidéos choc.
Accès complet — 4,99 € / mois
Je m'abonne