Guerre en Iran : le naufrage énergétique de l’UE
Pendant que le détroit d’Ormuz brûlait et que les torchères de Ras Laffan éclairaient le ciel du Golfe, la Commission européenne a sorti son grand plan : alléger quelques taxes sur les factures d’électricité, accélérer le déploiement des éoliennes et coordonner le remplissage des réserves de gaz. Voilà ce que vingt ans de politique énergétique européenne ont produit — face à la plus grave perturbation de l’approvisionnement pétrolier de toute l’histoire du marché mondial, selon l’Agence internationale de l’énergie elle-même, Bruxelles sort la boîte à pharmacie.
Depuis les frappes américano-israéliennes sur l’Iran déclenchées fin février 2026, les marchés de l’énergie sont en convulsion. Le prix du Brent a franchi les 85 dollars dès les premiers jours des hostilités, en hausse de plus de 16 %. Le gaz européen, lui, a bondi de 40 % dans la semaine qui a suivi. Ce n’est pas une surprise venue d’ailleurs — c’est la facture de décennies d’irresponsabilité structurelle, présentée en une seule note. Environ 20 % du pétrole …
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