François Bousquet : « Le racisme anti-blanc est nié »
Racisme anti-blanc, tabou médiatique, fracture entre le peuple et les élites : dans cet entretien frontal, notre invité accuse l’antiracisme contemporain d’avoir redéfini le réel pour le rendre impensable. Un échange dense, dérangeant, qui ne laisse aucune zone de confort. L’intégralité est réservée aux abonnés.
Vous affirmez que le racisme anti-blanc est aujourd’hui nié non par ignorance, mais par choix idéologique. Pourquoi cette réalité est-elle devenue strictement indicible dans le débat public français, et que dit ce tabou sur l’état intellectuel et moral des élites ?
Ceux qui nient le racisme antiblanc ont un point commun : ils n’ont jamais mis un orteil dans une cité des Ulis, d’Évry ou des Mureaux. Ils vivent en lévitation dans des quartiers gentrifiés. Ils parlent de « vivre-ensemble » avec l’assurance de ceux qui n’ont jamais eu à le vivre, sinon de façon touristique. On est là dans un cocktail toxique de négationnisme social et de conditionnement pavlovien : le racisme antiblanc n’existe pas parce qu’il ne doit pas exister. Point final. Mais alors, quand des jeunes Blancs se font insulter dans les couloirs du collège au cri de « Sale Français » ou « Sale Blanc », quand ils se font dépouiller ou exploser la mâchoire sur le macadam, c’est quoi ? Un rite d’intégration républicaine ? Un bizutage affectueux ?
On dirait parfois que cette élite imagine la violence comme un malentendu culturel : on ne s’est pas assez ouvert à l’autre. Mais pour elle, ce n’est pas seulement une question d’indifférence ou d’ignorance sociale, c’est une question de cohérence doctrinale. Le racisme antiblanc est indicible parce qu’il contredit l’axiome central de l’antiracisme contemporain : le racisme ne peut être que structurel. Admettre le racisme antiblanc, ce serait fissurer l’édifice théorique du racisme systémique.
Je pars du principe qu’il y a deux types de Blancs en France : le « petit Blanc », objet d’un mépris de classe, et le « grand Blanc ». Le « grand Blanc », c’est l’élite progressiste surdiplômée, métropolitaine et gentrifiée. Elle règne depuis ses chaires universitaires, ses salles de rédaction, ses cabinets ministériels et ses conseils d’administration. …
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