Pierre Larti: « Dès lors que les opinions majoritaires ne vont pas dans le sens des élites au pouvoir, on interdit, on bâillonne, on censure, au nom du bien »
Pierre Larti, porte-voix de l’ASLA, soutien aux lanceurs d’alerte, tire la sonnette d’alarme : derrière le vernis progressiste du projet d’Aurore Bergé, il dénonce une dérive liberticide où des associations militantes seraient chargées de censurer la parole des citoyens au nom d’un ordre idéologique.
Pierre Larti, pouvez-vous nous expliquer en quoi le dispositif proposé par Aurore Bergé — déléguer à une coalition d’associations le signalement et la censure des contenus — porte atteinte aux principes fondamentaux de l’État de droit et à la séparation des pouvoirs ?
La proposition portée par Aurore Bergé pose de nombreuses questions, sources de sérieuses inquiétudes :
d’une part, il s’agit à l’Etat de déléguer le contrôle d’une liberté fondamentale et constitutionnelle : la liberté d’expression, à quelques structures associatives privées. Nous ne savons pas sur quels critères telle association a été préférée à une autre.
D’autre part, nous assistons à un véritable hold up par des associations militantes d’extrême gauche sur la liberté d’expression. Le risque de censure à des fins …