Jean-Michel Jacquemin-Raffestin: «Avec les éoliennes, la France devient la poubelle de l’Allemagne»
Avec Climarnaque 2, Jean-Michel Jacquemin-Raffestin prolonge l’offensive ouverte dans un premier tome contre la doxa climatique et s’attaque cette fois au déploiement de l’éolien et du photovoltaïque en France, un pays dont l’électricité était déjà décarbonée par le nucléaire et l’hydraulique. Coût du réseau, intermittence, infrasons, extraction des matières premières, dépendance envers la Chine et l’Allemagne : l’auteur détaille pour Putsch les angles morts d’une politique énergétique imposée aux Français au nom de la transition.
Vous partez d’un paradoxe français : notre électricité était déjà très largement décarbonée grâce au nucléaire et à l’hydraulique avant le développement massif de l’éolien et du photovoltaïque. Dès lors, quelle rationalité trouvez-vous à cette politique : répond-elle selon vous à une nécessité climatique et énergétique mesurable, ou faut-il chercher ses véritables moteurs ailleurs, notamment dans les intérêts économiques et industriels ? Comme vous le rappelez, effectivement, grâce au Plan Messmer pendant des décennies, notre énergie a reposé sur un mix énergétique simple et efficace. Cette énergie était décarbonée à 95 % avec le nucléaire, produit en continu, et l’hydraulique s’adaptant aux besoins. Notre énergie était abondante, bon marché, donnant à notre industrie un avantage concurrentiel redoutable. Nous en produisions plus que nos besoins ce qui nous permettait d’exporter 15 % de notre production. Les Français étaient déjà les meilleurs élèves de la classe européenne en matière de CO2. Puis un jour, les technocrates de Bruxelles, les ayatollahs verts, nos élus de gauche en berne se sont réunis autour d’une table pour accoucher du terme « énergie verte », nous en voyons le résultat aujourd’hui, nos finances payent cette décision. Il est bien évident, comme je l’explique dans le tome 1 de CLIMARNAQUE, que ni la France, ni l’Europe, ni les autres pays, ne feront changer le climat mondial avec des éoliennes ou des panneaux photovoltaïques. La planète Terre, notre mère Gaïa, a plus de 4,5 milliards d’années, il y a eu des périodes avec 4 ou 6 fois plus de CO2, l’homme n’y était pas présent, il ne la polluait pas comme aujourd’hui, elle était luxuriante. Donc pour répondre à votre question, non, ce n’est pas une nécessité climatique ce changement de paradigme pour la France, je tiens à le préciser. Dans des pays africains ou en Inde par exemple, cela leur …Réservé aux abonnés.
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