« Pour la Macronie, l’ingérence étrangère c’est le peuple français ! »
Le gouvernement de Sébastien Lecornu a réuni Matignon pour désigner l’ennemi de 2027 : l’ingérence étrangère. Derrière le mot, une mécanique de contrôle. Critiquer le pouvoir devient suspect, ridiculiser un ministre devient une opération hostile, déplaire à l’Élysée devient un acte téléguidé depuis l’étranger. La citoyenneté requalifiée en menace.
Dans son édito de la matinale Tocsin du vendredi matin, Nicolas Vidal, fondateur de Putsch.Media, démonte l’arsenal en construction. « Cent personnes payées pour décider à votre place ce que vous avez le droit de penser et de partager », résume-t-il à propos de Sahar, cette société parisienne de cent salariés chargée de traquer les campagnes de désinformation jusqu’au premier tweet. Le Quai d’Orsay, lui, ne se contente pas de surveiller : le ministère reconnaît briefer un réseau de comptes influents, relais bénévoles et affidés chargés de diffuser la parole officielle sous pseudonyme. « La propagande d’État ne porte plus l’uniforme. Elle porte un pseudo et une photo de profil », tranche Nicolas Vidal.
Pendant que ce dispositif se met en place, des centaines de millions de données filent vers des hackers, le gouvernement français s’aplatit devant Berlin et Bruxelles, et tente d’entraîner la France dans une confrontation avec la Russie au profit de Kiev. Les députés, eux, se taisent à l’approche de l’été.
Quand l’exécutif promet une loi pour protéger le débat démocratique, Nicolas Vidal y entend une caste qui a peur du citoyen avec un téléphone, de l’édito qui dérange, de tout ce qui lui échappe encore. L’édito complet est à retrouver dans la matinale Tocsin. Sans le soutien des abonnés, ces médias libres ne tiendront pas face à la machine.
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