(Vidéo) Irlande : « Traîtres ! », un Irlandais de Cork exaspéré face à la police

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Il n’a pas de micro. Pas de mandat. Pas de parti derrière lui. Juste une colère froide et des mots qui claquent dans le vent irlandais, face à des policiers en uniforme qui encaissent sans broncher.

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Cet homme de Cork, sous l’oeil de la caméra de notre confrère canadien Ezra Levant de Rebel News, s’adresse aux membres de la Garda Síochána comme on parle à des gens qui savent très bien ce qu’ils font : « Vous avez trahi la terre que vos aïeux ont défendu. Vous rentrez chez vous avec votre salaire pendant que le peuple crève ». Et Michael Collins, s’il était là… » — la phrase reste en suspens, mais tout le monde a compris.

La vidéo tourne en boucle sur les réseaux irlandais depuis samedi. Elle dérange précisément parce qu’elle ne contient rien d’extrémiste — aucune violence, aucune menace articulée, aucun appel à quoi que ce soit. Juste un citoyen qui regarde des policiers dans les yeux et leur dit qu’ils ont changé de camp. Que le badge qu’ils portent n’appartient plus au peuple irlandais.

Ce qui rend la séquence insupportable pour le gouvernement de Micheál Martin, c’est qu’elle survient le jour même où Justin Kelly, chef de la Garda Síochána, envoyait ses unités de maintien de l’ordre gazer des manifestants à la raffinerie de Whitegate pour rouvrir le site aux camions-citernes. Des routiers irlandais. Des agriculteurs irlandais. Extraits de leurs tracteurs par leurs propres forces de l’ordre, sous escorte militaire, pour que le flux de pétrole reprenne.

Justin Kelly a déclaré ce jour-là que les manifestations « mettent l’État en danger. » L’homme de Cork a une lecture différente de la situation. Les deux s’adressent à la même institution. Une seule des deux versions sera retenue dans les communiqués officiels.

Ce face-à-face de quelques minutes dit quelque chose que les analyses économiques peinent à formuler : le moment où une population cesse de considérer sa police comme la sienne, c’est un dangereux moment de bascule où un homme regarde un policier en uniforme dans les yeux en lui disant : tu travailles contre moi.

L’Irlande n’est pas le premier pays d’Europe occidentale à vivre cette rupture. Elle n’en sera pas le dernier. Ce qui change, c’est la rapidité avec laquelle elle est désormais nommée — non par des intellectuels ou des militants, mais par un citoyen irlandais qui prend conscience son gouvernement ne veut ni bien au pays, ni à lui.

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