(Vidéo) À Carcassonne, le drapeau européen au fronton de la mairie n’a pas survécu au premier week-end

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Sept jours. Il aura fallu sept jours à Christophe Barthès entre sa victoire à la mairie de Carcassonne et le retrait du drapeau européen du fronton. Pas de discours préalable, pas de délibération en conseil, pas de communiqué solennel : une fenêtre ouverte, deux mains qui plient le tissu bleu aux étoiles d’or, dix secondes de vidéo postées sur X avec la légende « Dehors les drapeaux européens à la mairie ! Place aux drapeaux français ». Sobre. Efficace. Assumé.

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Le geste est propre, l’image est forte, le message est limpide. Et les indignés qui s’apprêtaient à saisir le préfet peuvent remballer leurs argumentaires : juridiquement, Christophe Barthès ne risque strictement rien.

La loi Engagement et proximité, adoptée en 2019, est d’une clarté désespérante pour les défenseurs du drapeau bleu étoilé : seul le tricolore a obligation d’être présent en permanence devant chaque mairie de France. Le drapeau européen, lui, n’est obligatoire qu’une seule journée dans l’année — le 9 mai, Journée de l’Europe — et uniquement sur les édifices publics. Le reste du temps, c’est au bon vouloir des édiles. Christophe Barthès a tranché le sien en moins de dix secondes.

Une proposition de loi visant à rendre ce pavoisement obligatoire avait bien été adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale en mai 2023. Elle s’est écrasée au Sénat. Le drapeau européen reste donc un ornement facultatif, un geste politique volontaire — que des centaines de maires arborent par habitude ou par conviction européiste, et que d’autres n’ont jamais accroché. Christophe Barthès aura, lui, choisi de le décrocher en direct.

Le même jour, il annonçait son premier arrêté anti-mendicité, déclarant depuis la tribune vouloir « remettre de l’ordre là où il n’y en a plus ». La séquence est cohérente : un maire RN qui fait exactement ce qu’il a annoncé faire. La chose est suffisamment rare dans le paysage politique français pour mériter d’être notée sans ironie.

Christophe Barthès a remporté la deuxième ville de l’Aude en battant François Mourad, candidat soutenu par Horizons à 30,84 %, et Alix Soler-Alcaraz, à la tête d’une liste d’union de la gauche à 28,75 %, dans une configuration où le front républicain du second tour n’avait pas réussi à se souder. Le maire sortant Gérard Larrat, 84 ans, s’était retiré après avoir tenté de faire barrage. Résultat : 40,4 % pour la liste « Demain Carcassonne ». Le barrage a tenu ce qu’il tenait.

Ce qui provoque l’hystérie prévisible dans les médias nationaux mérite pourtant qu’on s’y arrête une seconde. Le drapeau bleu aux douze étoiles n’est pas le drapeau de la France. Il est celui d’une institution supranationale dont les décisions s’imposent chaque semaine à des millions de citoyens qui ne l’ont jamais élue. Qu’un maire fraîchement investi choisisse de le retirer du bâtiment qui représente la République française dans sa commune relève d’un choix politique parfaitement légitime — et parfaitement légal. L’outrage médiatique qui s’ensuit dit moins quelque chose sur Christophe Barthès que sur le réflexe pavlovien d’une certaine presse qui traite l’emblème européen comme une icône sacrée dont la mise à l’écart constituerait un sacrilège.

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