Joe Rogan démonte l’arnaque des sans-abri californiens
Joe Rogan démonte l’arnaque californienne : 24 milliards engloutis, la misère prospère
Il fallait quelqu’un pour dire tout haut ce que les éditorialistes bien-pensants taisent soigneusement. C’est Joe Rogan qui s’en est chargé, le 10 mars dernier, dans l’épisode 2465 de son podcast The Joe Rogan Experience, face à Michael Shellenberger, auteur, journaliste et fondateur de Civilization Works, également titulaire de la chaire de politique, censure et liberté d’expression à l’Université d’Austin. Trois heures de conversation sans langue de bois sur la Californie et ses sans-abri. Un réquisitoire qui n’a pas eu besoin de fioritures pour faire mouche.
24 milliards, zéro résultat, zéro audit
Le chiffre est là, brut, indigeste. Depuis 2018, la Californie a dépensé près de 24 milliards de dollars de l’argent des contribuables pour tenter de résoudre sa crise des sans-abri. Résultat ? En cinq ans, le nombre de personnes sans domicile a augmenté d’environ 30 000, pour dépasser les 181 000. La mécanique est simple : on injecte des milliards, la situation empire, on recommence. Neuf agences d’État ont administré plus de trente programmes censés prévenir ou réduire l’itinérance. Certains d’entre eux ont fait un si mauvais travail de suivi que leur efficacité est impossible à évaluer.
Près d’un tiers des personnes ayant quitté les hébergements financés par le programme HHAP l’ont fait pour des destinations « inconnues ». Cette opacité rend impossible toute évaluation sérieuse du programme. Et pourtant, sans se troubler le moins du monde, l’État a autorisé quatre nouvelles tranches de financement supplémentaires.
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Je m'abonne maintenant →Joe Rogan, lui, a posé la question que personne ne veut entendre : à qui profite vraiment cet argent ? La réponse, il l’avait entendue de Colion Noir — avocat, commentateur, invité précédent de son podcast — lors d’un passage à San Francisco. Des prestataires de services aux sans-abri empochent des centaines de millions de dollars par an. L’industrie de la misère n’a donc aucun intérêt à ce que la misère disparaisse. C’est économiquement rationnel. C’est moralement insupportable.
Newsom bloque l’audit, le Parlement capitule
Le plus révélateur ne réside pas dans les chiffres, mais dans ce qui s’est passé lorsque des élus ont voulu y voir clair. Un audit dévastateur a confirmé que la Californie avait dépensé des milliards sur des programmes d’itinérance sans être en mesure de prouver le moindre résultat. Dans la foulée, le Parlement californien a adopté à l’unanimité — sans une seule voix contre, toutes tendances confondues — une loi imposant une évaluation annuelle des dépenses. Le gouverneur Gavin Newsom a opposé son veto.
L’assemblyman républicain Joe Patterson a résumé l’absurdité de la situation : quand on a essentiellement mis le feu à 24 milliards de dollars, dépenser 100 000 dollars supplémentaires pour vérifier que les comptes sont exacts paraît être le minimum syndical. Newsom, lui, a préféré renvoyer la responsabilité aux collectivités locales tout en bloquant les mécanismes qui auraient permis de les contrôler. Élégant.
La cerise sur le gâteau bureaucratique : la loi alternative que Newsom a finalement signée prévoit de rendre les données disponibles en juin 2027 — soit après l’élection gubernatoriale de novembre 2026. Le timing n’est pas une coïncidence.
Shellenberger, l' »altruisme pathologique » et la machine à entretenir la crise
Michael Shellenberger, auteur de San Fransicko — Why Progressives Ruin Cities, a précisé la grille de lecture lors du podcast. Il parle d’« altruisme pathologique » — une forme de syndrome de Münchhausen par procuration appliqué à la politique sociale : on prétend soigner les malades tout en ayant besoin qu’ils restent malades pour justifier son existence et son budget. Les ONG financées par l’État ou par des fondations progressistes prospèrent dans cet écosystème. Elles manifestent pour plus de crédits, organisent de la désobéissance civile le week-end et encaissent les subventions en semaine.
Ce que la France devrait regarder
Évidemment, à Paris, on trouvera toujours une bonne raison de ne pas tirer les leçons de l’expérience californienne. Le mal-logement chronique, la hausse continue des dépenses sociales sans évaluation sérieuse, les associations d’aide aux sans-abri dont personne ne contrôle les comptes avec rigueur, les budgets votés à l’unanimité et les résultats jamais mesurés — tout cela n’est pas l’apanage du Golden State. La France joue la même partition, avec ses propres instruments, dans sa propre langue.
La différence, c’est que Joe Rogan dispose d’une audience de plusieurs dizaines de millions d’auditeurs pour poser les bonnes questions. En France, les journalistes qui oseraient ce type d’enquête sur les prestataires de l’aide sociale seraient très rapidement étiquetés. Le débat n’aurait pas lieu. Les milliards, en revanche, continueraient de circuler.
Joe Rogan n’est ni politologue ni économiste. Il est simplement l’un des rares à dire publiquement ce que la comptabilité californienne confirme : quand il n’y a ni audit, ni responsabilité, ni obligation de résultats, l’argent public ne finance pas des solutions. Il finance des carrières.