ProtectEU : quand critiquer l’Union européenne devient une forme de terrorisme
Le 26 février 2026, la Commission européenne a présenté « ProtectEU », son nouvel agenda de prévention et de lutte contre le terrorisme. Vingt-deux pages de stratégie institutionnelle, de budgets fléchés et de dispositifs opérationnels à faire tourner la tête de n’importe quel haut fonctionnaire bruxellois. Jusque-là, rien que de très classique. Sauf que dans la note de bas de page numéro 8, nichée au pied de la première page de contenu, la Commission européenne a glissé une bombe sémantique qui mériterait à elle seule un débat parlementaire : parmi les motivations terroristes émergentes figurent désormais les « idéologies antisystème », le « nihilisme », la « misogynie » et le « rejet des valeurs démocratiques européennes ».
Autrement dit, si vous estimez que le système institutionnel européen dysfonctionne, vous venez d’entrer dans un spectre de surveillance qui va du djihadisme à votre fil Twitter.
Le document officiel — COM(2026) 101 final, pour les puristes du jargon bruxellois — l’écrit noir sur blanc dans son introduction. Là où le rapport Europol …
Réservé aux abonnés.
Interviews interdites ailleurs. Analyses de fond. Vidéos choc.
Accès complet — 4,99 € / mois
Je m'abonne