Le passé définitif : un roman délicieux sur l’influence des personnages littéraires dans une vie

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A 74 ans, ce réalisateur de plus de soixante films, la plupart d’excellentes adaptations de grandes œuvres littéraires, a publié deux romans.

Dans celui-ci, Ferdinand, lecteur dans une maison d’édition, prend le train gare Montparnasse pour Tours où sa compagne, Béatrice, une violoniste, joue, le soir même, dans un opéra de Mozart. Sur le quai, il aperçoit Jeanne, son premier amour. Mais le train démarre et les souvenirs resurgissent : il avait 18 ans, Jeanne l’avait rééduqué à l’hôpital de Berck où il avait été admis, estropié après un accident de mobylette. Elle avait huit ans de plus que lui, un mari. Un amour sans lendemain. La même passion pour les Thibault, leur talisman. Jeanne et Béatrice, deux époques de la vie de Ferdinand. Entre elles, la nostalgie pour la première l’emporte au point qu’il décide de retrouver Jeanne. (Et il la reverra avant qu’elle ne s’évapore). Un court roman délicieux, sur l’influence des personnages littéraires dans nos vies, nos éternelles oscillations entre passé et présent, nos tiraillements entre deux amours. Mélancolique, musical, un plaisir de lecture… dans le train !

Le passé définitif, de Jean-Daniel Verhaeghe (Serge Safran, mai)

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