Chabanais : l’histoire d’une maison close célèbre

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Par Nicolas Vidal – Nicole Canet est le Saint-Simon des maisons de réjouissances. Elle leur consacre des expositions, dilatées par des albums qui affichent une rigueur et un lyrisme maîtrisés, une documentation abondante, de bonnes manières pour faire l’humour, des références littéraires pertinentes et de ces anecdotes pétillantes qui feraient aujourd’hui la fortune des magazines à sensation.

Son nouvel opus retrace l’histoire du Chabanais, l’une des plus illustres maisons closes de Paris, dont l’odyssée se déploya durant … soixante neuf ans (1977-1946). Fac-similés de rapports de police, photographies pour amateurs avertis (des esthètes sans rien de commun avec les pornographes de l’ère Siffredi), coupures de presse, documents historiques (le « siège d’amour » et la baignoire du prince de Galles), lettres de dénonciation, pétitions de riverains, curiosa confèrent à la manifestation le statut d’événement de la rentrée, à ne négliger sous aucun prétexte. Saviez-vous que Marthe Richard, la fulminante et tristement célèbre « Veuve qui clôt », incarna au théâtre des patronnes de maison close ? Pour la bonne bouche, la galerie de Nicole Canet fait face à l’ancien Chabanais…

« Le Chabanais, Histoire de la célèbre Maison close », Nicole Canet, éditions Nicole Canet/Galerie Au Bonheur du Jour », E.O. tirée à 1000 exemplaires, 79 euros
Exposition du mardi au samedi, 14h30-19h30, jusqu’au 14 novembre – Galerie Au Bonheur du Jour, 11 rue Chabanais Paris 2e (www.aubonheurdujour.net)

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