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Cinéma : Tribulations de psy pour Kevin Spacey

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Par Julie CadilhacPUTSCH.MEDIA / Dans la veine de Will Hunting, un drame d’excellente qualité scénaristique:
Un psychiatre Henry Carter( Kevin Spacey) bouleversé par un drame personnel n’arrive plus à aider ses patients, a perdu le goût de la vie et son livre sur le bonheur lui apparaît ironiquement comme un leurre insupportable. Aussi il s’oublie dans la drogue, ne côtoie que d’anciens patients bien plus jeunes que lui et refuse toute aide de ses proches.

Ce psy d’Hollywood

n’a peut-être pas l’étoffe d’un film à prix pompeux mais il a de nombreux mérites qui en font un agréable moment cinématographique. On en ressort un peu requinqué à l’instar de son camarade de 1997 où Robin Williams et Matt Damon donnaient un nouveau sens à l’amitié et à la force des relations humaines. Ici l’on nage dans le superficiel et le strass et pourtant, dès les premières secondes, on est charmé par le choix des plans, l’anonymat des protagonistes perdus au milieu de la foule et on s’attend, déjà à quelque chose de….bien.
Vient donc l’heure des compliments, d’abord pour le casting aussi juste que brillant:
on retrouve en clin d’oeil un délicieux Robin Williams, en acteur rompu, alcoolique et vicieux venant chercher auprès de Kevin Spacey, le psy des stars hollywoodiennes une autorisation tacite de tromper sa femme et d’assouvir ses pulsions sexuelles. Saffron Burrows est attendrissante en actrice peu ménagée par le regard du public sur ses premières rides de trentenaire et Dallas Roberts interprête un maniaco-compulsif d’une drôlerie effrayante. Mark Webber, enfin, en Jeremy, jeune scénariste tondant des pelouses et garant des voitures, ne manque ni de charme ni de charisme.
Les dialogues sont pertinents et le côté pince sans rire de Kevin Spacey fait de certaines répliques des petits bijoux de mots; le rythme ne se relâche pas, on est happé par ces portraits d’éclopés qui jalonnent l’histoire, se croisent, se perdent, se retrouvent, se déchirent, se rabibochent et ne trouvent, finalement, de raisons de tenir que dans l’Autre qui est un autre soi. Concluons : la mise en abîme du cinéma présente au travers de l’écriture d’un scénario par Jeremy – qui se concrétise en projet validé par un producteur hollywoodien – sur le drame personnel de Jemma, la patiente d’Henry est savoureuse. Finalement, vient-on d’assister au film imaginaire issu de ce scénario?
A voir donc.

Film déjà disponible en DVD depuis le : 12 juillet 2010
Réalisé par Jonas Pate
Avec Kevin Spacey, Robin Williams, Mark Webber, Saffron Burrows, Pell James, Keke Palmer…
Titre original : Shrink
Long-métrage américain .
Durée : 01h44min
Année de production : 2008.

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