Le Jazz, impair passe et gagne
« De la musique avant toute chose
Et pour cela préfère l’impair`
Plus vague et plus soluble dans l’air
Sans rien en lui qui pèse ou qui pose «
Paul VERLAINE
Comme le crawl, nage libre, le Jazz, musique libre, se joue et se respire sur un rythme ternaire.
Qu’est ce que le Jazz ? Le produit de la rencontre forcée entre la sophistication harmonique européenne et la puissance rythmique africaine pour reprendre la définition de Frank Ténot.
C’est dire que, contrairement à ce qu’affirment certains théoriciens et/ou musiciens de la Great Black Music, le Jazz n’est pas une musique africaine, pas même une musique noire. C’est une musique métisse. Le métis au sens latin du mélange. La Mètis au sens grec de la personnification de la sagesse et de la ruse.
Par ce mélange, les déclassés de la société des Etats Unis d’Amérique, tous les non WASP, Noirs, Juifs, Italiens, Irlandais, Cubains se sont retrouvés, mélangés pour créer LA musique du XX° siècle, celle dont dérivent toutes les autres musiques populaires, le seul apport de l’Amérique à la culture du monde comme le dit Clint Eastwood.
Certes, tous les révolutionnaires de cette musique sont Noirs. De Louis Armstrong à Sun Ra en passant par Duke Ellington, Charlie Parker, Dizzy Gillespie, John Coltrane, Ornette Coleman.
Plus forts encore, ces musiciens noirs produisirent une musique si raffinée, si élégante qu’ils purent s’anoblir eux-mêmes et être reçus par la Reine d’Angleterre avec les honneurs dus à des princes : le Duc d’Ellington est devenu plus célèbre que le Duc de …
Qu’est ce que le Jazz ? Le produit de la rencontre forcée entre la sophistication harmonique européenne et la puissance rythmique africaine pour reprendre la définition de Frank Ténot.
C’est dire que, contrairement à ce qu’affirment certains théoriciens et/ou musiciens de la Great Black Music, le Jazz n’est pas une musique africaine, pas même une musique noire. C’est une musique métisse. Le métis au sens latin du mélange. La Mètis au sens grec de la personnification de la sagesse et de la ruse.
Par ce mélange, les déclassés de la société des Etats Unis d’Amérique, tous les non WASP, Noirs, Juifs, Italiens, Irlandais, Cubains se sont retrouvés, mélangés pour créer LA musique du XX° siècle, celle dont dérivent toutes les autres musiques populaires, le seul apport de l’Amérique à la culture du monde comme le dit Clint Eastwood.
Certes, tous les révolutionnaires de cette musique sont Noirs. De Louis Armstrong à Sun Ra en passant par Duke Ellington, Charlie Parker, Dizzy Gillespie, John Coltrane, Ornette Coleman.
Plus forts encore, ces musiciens noirs produisirent une musique si raffinée, si élégante qu’ils purent s’anoblir eux-mêmes et être reçus par la Reine d’Angleterre avec les honneurs dus à des princes : le Duc d’Ellington est devenu plus célèbre que le Duc de …