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Coronavirus : Une crise sanitaire mondiale qui annonce un tsunami économique

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De très nombreux économistes s’accordent à le dire : la crise économique liée au Coronavirus sera extrêmement violente et de nombreux pays seront frappés de plein fouet par la récession.

Du côté de l’Europe, les 27 membres de l’Union européenne sont en attente de solutions qui pourraient venir des décisions de l’Eurogroupe qui regroupe, comme son nom l’indique, les Ministres des Finances des Etats Membres. Ainsi, Bruno Lemaire y représente la France. Cette crise économique au sein de la Zone euro menace très clairement aujourd’hui l’Union européenne comme entité politique et Emmanuel Macron ainsi que Bruno Le Maire n’ont pas hésité à le répéter ces derniers jours. C’est pour dire que la crise économique déclenchée par le coronavirus est tout aussi violente que profonde et ce dans de nombreux pays.
Angela Merkel, la chancelière allemande regarde du côté du Mécanisme européen de stabilité (MES) qui pourrait venir en aide aux pays membres pour amortir le choc économique qui se propage d’un Etat à l’autre. Il est question notamment d’émission mutualiste de la dette par les Eurobonds entre autres.

En France, le Premier Ministre avait déjà prévenu qu’il y aurait « un coup de frein puissant » à l’économie française. Et les premières secousses se font ressentir après deux semaines de confinement de la population. L’Insee s’en est fait l’écho en indiquant que la consommation des ménages était d’un tiers par rapport à une situation normale. Toujours selon l’Insee : «comptablement, un confinement d’un mois aurait un impact de l’ordre d’une douzaine de points de PIB trimestriel en moins, soit 3 points de PIB annuel ». Une bien mauvaise perspective alors même que la loi de finance rectificative a été promulguée il y a quelques jours pour tenter de minimiser les effets dévastateurs de la crise avec un plan de 45 milliards. Selon les estimations visibles sur www.expertpublic.fr , la France pourrait accuser un recul de 15 % pour le PIB au second trimestre de cette année.

Du côté des Etats-Unis, la crise est tout aussi brutale. Pour parer au plus pressé, la Maison Blanche et le Sénat ont adopté un plan massif de 2000 milliards de dollars ( environ 1850 milliards d’euros) pour l’utiliser comme un amortisseur à la crise. Ce plan comprend toute une série de mesures afin de permettre aux Etats-Unis de supporter le choc économique. Malgré cela, une mauvaise nouvelle est tombée pour les USA ce 26 mars où l’on apprend que 3,3 millions d’Américains se sont inscrits au chômage en tout juste une semaine. C’est un record absolument historique qui démontre que la crise sera violente, là-bas aussi et Donald Trump va devoir faire face à cette situation inédite. Car les Etats-Unis présentait un taux de chômage de 3,5 % historiquement bas et pourrait passer et dépasser les 10 % qui serait un record inversé.

Du côté d’Israël, depuis le début de la crise sanitaire du coronavirus, plusieurs milliers d’israéliens ont été licenciés et le chômage a bondi jusqu’à 16,5%, un record pour Israël qui connaissait le plein emploi. Les craintes sont aussi très fortes au Québec où certains craignent des licenciements massifs et une récession très inquiétante.

La crise du coronavirus, en tant que pandémie mondiale frappe durement  l’économie globalisée et de nombreux pays seront très sûrement gravement touchés par la maladie elle-même sur le plan de la santé publique, associé à une crise économique sans précédent qui pourrait précipiter des millions de gens au chômage et dans la précarité.

 

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