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(Vidéo) Philippe Saurel, maire de Montpellier : l’art du storytelling médical avant les municipales

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Philippe Saurel, maire de Montpellier et président de Montpellier Méditerranée Métropole a le sens du storytelling. C’est le moins que l’on puisse dire. Et la presse locale a bien aidé à faire vivre un suspens insoutenable, teintée d’angoisse autour de la séquence médicale du premier édile local. Et, à quelques semaines des municipales à Montpellier, une telle mise en scène peut aider à grappiller quelques voix, si candidature il y a.

Ainsi, Philippe Saurel a été opéré du genou à cause « d’importantes douleurs ». On a su avec précision et exactitude le jour de l’opération, le planning médical mais également le temps de rééducation qu’il devrait observer. Et le maire d’expliquer avant l’opération : « J’ai trop mal. Actuellement, je ne suis qu’à 30 % » . Il est à supposer que le maire ne parle pas des intentions de vote mais de sa capacité physique à assurer sa fonction.

On apprend même dans un article de 20 minutes daté du 6 décembre que « son genou avait été touché lors d’un match de football amateur en 1978. La douleur s’est réveillée ces derniers mois avant de devenir insupportable depuis plusieurs semaines ». Toujours dans le même article, Philippe Saurel assure que « la douleur donne lieu à une série de fantasmes avec des discours aussi saugrenus les uns que les autres … Pour couper court à tout cela, j’ai souhaité vous informer de la façon très précise de la décision que j’ai prise, dans la période sensible et non loin d’échéances connues de tous ».

Mais Philippe Saurel n’est jamais avare de bonnes paroles émollientes alors il se confie au Midi Libre : « J’ai trop mal, je ne peux plus avoir la relation charnelle avec les Montpelliérains et avec la ville qui est ma façon à moi de faire de la politique« . Voilà les montpelliérains prêts à passer sereinement des fêtes de fin d’années bien méritées, assurés de l’amour charnel que porte le maire à ses administrés.

Le 3 janvier au soir, le Midi libre nous informe que « la pose de la prothèse s’est parfaitement déroulée ». Et pour être tout à fait sûr qu’aucun doute ne subsiste sur cette opération, le Professeur Maury donne dans la foulée une conférence de presse extrêmement technique sur l’opération qui s’était tenue le matin pour rassurer tout ce beau monde. Et le Professeur de professer que « Philippe Saurel avait le sourire ».

Le 8 janvier, Philippe Saurel, revenu du Diable Vauvert souhaite ses voeux aux Montpelliérains depuis son lit d’hôpital ! Du grand art électoral dans un décor hospitalier de premier choix. Tout y est.

Le 13 janvier, le maire de Montpellier remercie dans un tweet le Professeur Maury et l’équipe médicale du CHU de Montpellier. L’histoire ne dit rien sur le taux de démissionnaires au sein de l’hôpital Lapeyronie en ces temps sociaux troublés notamment dans le corps médical.

Force est de constater que Philippe Saurel ne se prive pas d’un bon storytelling électoral avant d’aborder les prochaines échéances d’un bon pied, et sans douleur au genou. Ils sont déjà loin les 30%.

( Image de Une : Capture d’écran du compte twitter de Philippe Saurel)

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